Sortir du mode auto sur votre reflex : par où commencer ?

Vous avez un reflex, mais vous êtes encore sur le mode auto ? Dans cet article je vous explique les bases de la photo avec quelques termes techniques, mais surtout des exercices simples à mettre en pratique chez vous pour redécouvrir votre APN et pour prendre enfin du plaisir à faire de belles photos.

Allez la suite !

Le début

Alors oui, je sais, le manuel de votre appareil photo est aussi épais qu’un livre de Tolkien (oui, le mec qui a écrit le seigneur des anneaux) et que passer des heures à lire des termes techniques incompréhensibles c’est pas votre tasse de thé, donc pas de panique !

J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous, la bonne c’est que pour prendre un maximum de plaisir à faire des photos il y a un (petit) gap technique à franchir, il va falloir persévérer un peu pour laisser de côté la frustration de ne pas avoir les clichés de vos rêves et pour enfin être fier de votre travail de photographe.

La mauvaise, c’est qu’il va falloir expérimenter pas mal avant de trouver les bons réglages en photo. Mais vous verrez qu’une fois ce gap franchi, tout viendra naturellement. Henri Cartier Bresson disait que « vos 10 000 premières photos sont vos pires ». Il avait raison car, avec l’expérience, vous serez en mesure de savoir de quel réglage vous aurez besoin pour telle ou telle scène à prendre en photo.

Il est dommage d’investir autant d’argent dans du matériel et de rester sur le mode auto… Allez, il est de temps de s’y mettre, la technique photo n’est pas si complexe vous allez voir !

Premier conseil

Je vous donne mon premier conseil : prenez votre appareil photo en main, vous voyez la molette sur le dessus ? Tourner la sur mode A ou Av chez Canon.

C’est le mode que j’utilise on va dire à 90% du temps pour faire des photos. Les 10% du temps restant sont dus à l’utilisation du flash en mode manuel ou en studio.

Pour les puristes de l’ancien temps qui liront ces quelques lignes, non, pas de mode M manuel ici : cela fera l’objet d’un autre article de blog, vous comprendrez. Ce mode est parfait pour le reportage et les photos de tous les jours.

Lorsque que vous prenez votre appareil en main sur la molette en gauche vous avez ce petit A inscrit chez Nikon ou chez Canon Av, A signifie Aperture (ou diaphragme en français). Dans ce mode vous ne gérerez que la « quantité » de lumière qui arrive jusqu’au capteur.

C’est vous qui définissez l’ouverture grâce au f (que vous voyez dans le viseur entre autre), c’est la quantité de lumière qui rentre dans l’appareil. La vitesse sera calculée par le boîtier pour que la photo soit correctement exposée, voilà déjà un début pour sortir du mode automatique !

Ménage à trois

Dans les grandes lignes, nous autres photographes avons 3 grands paramètres à prendre en compte pendant la prise de vue, on parle alors en photographie de triangle d’exposition.

Les ISO

Derrière ce mot barbare se cache en fait la sensibilité à la lumière des capteurs numériques, cette norme était déjà valable du temps des pellicules argentiques. Les reflex numériques ont repris cette norme pour les capteurs.

Pour faire simple, on envoie plus ou moins d’intensité (amplification du signal) dans le capteur pour compenser un manque de vitesse. Par exemple ISO 100 est la valeur de base standard des appareils photo, si vous passez à 200 ISO vous doublez l’intensité et donc la vitesse par la même occasion.

Les ISO permettent de récupérer de la vitesse quand vous manquez de lumière mais attention les ISO ont tendance, à forte dose, à parasiter le signal du capteur. On parle alors de bruit numérique peu esthétique. Il est donc préférable d’avoir autant que possible les ISO le plus bas possible et d’utiliser le trépied dès que le manque de lumière se fait sentir et que la vitesse d’obturation est trop faible.

La vitesse d’obturation

La vitesse d’obturation est le temps que met à s’ouvrir l’obturateur c’est à dire la pièce mécanique située entre l’objectif et le capteur. En temps normal ce « rideau de fer » est toujours maintenu fermé. Cette vitesse correspond à un temps donné pour que la photo soit bien exposée, souvent quelques millièmes de seconde.

Je ne sais pas si c’est clair, mais en gros c’est comme une fenêtre qu’on ouvre ou ferme rapidement pour laisser passer la quantité de lumière dont on a besoin pour que la photo soit parfaitement exposée.

Le diaphragme

Le diaphragme est un élément mécanique à l’intérieur des objectifs qui permet d’obstruer plus ou moins la quantité de lumière qui arrive jusqu’au capteur. Il est généralement constitué de plusieurs lamelles formant un cercle plus ou moins petit dans l’objectif. Elles ont aussi un lien direct avec le bokeh ou flou d’arrière-plan, mais nous y reviendrons dans un prochain article.

C’est cet élément, le diaphragme, qui gère la quantité de lumière qui arrive jusqu’au capteur grâce au fameux « F ». Il est aussi en lien avec la profondeur de champ. Plus les « f » sont petits, plus la zone nette sur la photo sera petite et vice versa. Par exemple, sur un portrait en intérieur on utilise f/2,8, alors qu’un paysage en plein soleil sera plutôt à f/13.

Les modes P S A M sur la molette

Sur la molette de votre boitier vous avez d’autres fonctions intéressantes. Dans ces modes c’est votre reflex qui gère une partie des paramètres pour que votre photo soit parfaitement exposée. Ce sont les modes P S A M.

Voici en détail leur signification :

Mode P pour programme

Dans ce mode Programme le boîtier calcule lui-même la vitesse d’obturation et le diaphragme, vous avez donc à gérer les ISO. C’est en gros un autre mode auto déguisé. Je n’utilise absolument jamais ce mode, avis aux amateurs : passez votre chemin…

Mode S pour speed

Dans ce mode c’est vous qui gérez la vitesse d’obturation, le boîtier qui contrôle l’ouverture du diaphragme parfois appeler Tv chez Canon pour time value (valeur du temps) pour que votre photo soit parfaitement exposée. Ce mode est utile en photo de sport ou la vitesse est primordiale pour être sûr de ne pas avoir de photo floue…Parce que oui le but c’est d’avoir la bonne exposition sur vos photos!

Mode A pour aperture ou ouverture

Comme dit plus haut, ce mode permet de contrôler la quantité de lumière qui arrive sur le capteur.

Mode M pour Manuel

Contrairement au mode auto, ce mode fait encore profondément débat chez les photographes de l’ancienne et de la nouvelle génération. Du temps de l’argentique (il n’y a pas si longtemps en fait…), tout était manuel et même parfois pas d’autofocus pour la mise au point !

Dans ce mode vous contrôlez tout de A à Z, autant vous dire qu’une bonne dose de maitrise est nécessaire. Les « anciens » ont gardé leurs habitudes « full manuel » en passant sur les boitiers numériques. Je vous ferai un article en entier sur le sujet il y a beaucoup de choses à dire !

Et le reste?

Pour l’instant il y a assez de mots techniques à apprendre pour sortir du mode automatique sur votre reflex, pas la peine d’en rajouter une couche ce n’est pas le but de cet article. Mais rassurez-vous, vous aurez assez de temps pour faire le tour des autres fonctions de votre boîtier au fur et à mesure de votre progression en photographie.

Je ne parlerais pas ici non plus de composition, mais il reste plein d’options pour peaufiner la prise de vue, la mesure matricielle, le bracketing, etc… Les limites de créativité des boîtiers actuels sont quasi sans fin !

Mise en pratique du mode A

Action

Premier exercice simple : prenez votre appareil photo en main, essayez dans un endroit assez lumineux, plutôt à l’extérieur ou en direction d’une fenêtre par exemple, c’est bon ?

Tournez la molette de automatique jusque sur le mode A, laissez les ISO à 100 et le diaphragme ouvert au «f » minimum suivant les indications sur votre objectif.

Appuyez à moitié sur le déclencheur, le boîtier calcule alors la vitesse nécessaire pour faire la photo.

Si vous utilisez un zoom standard, style 18-55, ne descendez jamais vous la vitesse de la focale utilisée (si vous êtes à 50mm ne descendez pas en dessous de 1/50s). Par mesure de sécurité, je vous conseille de doubler ce chiffre pour éviter tout risque de photo floue…

En terme photographique on parle de flou de bougé quand la vitesse est trop faible et que la photo n’est pas assez nette, voilà un terme technique en photo que vous risquez de croiser très souvent !

A ce moment deux options s’offrent à vous, soit vous avez la bonne vitesse supérieure à la vitesse dite de sécurité c’est parfait (il vaut mieux trop de vitesse que pas assez) ; soit vous êtes en dessous et là c’est le drame !

On peut compenser en montant les fameux ISO, les ISO correspondent à l’unité de mesure de la sensibilité de votre capteur (voir plus haut). Plus ils sont bas (ex : 100 ISO, 200 ISO etc…), moins votre capteur sera sensible à la lumière.

A l’inverse, plus on les pousse, plus vous obtenez de la sensibilité et donc vous compensez le manque de lumière. Problème : plus les ISO sont hauts (ex : 3200 ISO, 6400ISO, etc…), plus ils créent du bruit électronique pas très esthétique ; on parle de montée en ISO.

Seulement voilà, plus votre boîtier reflex sera haut de gamme, meilleure sera la sensibilité et meilleure sera sa capacité à capter les lumières faibles (dite « basse lumière » comme les salles de concerts par exemple).

A vous de jouer

Voilà, maintenant le jeu consiste à garder cette vitesse de sécurité et maintenir les ISO suffisamment bas pour avoir une qualité d’image optimale.

N’oubliez pas que dans les endroits trop sombres, les photos à main levée ne suffisent plus. Il faut utiliser un trépied et de préférence de bonne qualité, à noter qu’un trépied élimine d’office tout risque de flou de bougé.

Pensez aussi à utiliser une télécommande ou le retardateur du boîtier (ça m’a dépanné un bon nombre de fois !) pour déclencher sans toucher au boîtier et par la même occasion éliminer tout risque de flou de bougé.

Vous allez donc jouer sur ce ménage à trois (ISO, les « f » du diaphragme, et la vitesse) et, grâce à ce mode A, c’est le boîtier qui gère la vitesse !

Exemples de prises de vue

Maintenant place à la créativité !

Voilà vous avez les principes de base pour sortir du mode auto, maintenant voici quelques réglages simples de base pour des scènes classiques que vous rencontrerez forcement dans votre pratique photographique :

Paysages

On utilise plutôt f8 et au-dessus pour avoir toute la scène parfaitement nette, les ISO les plus bas possibles. On dit qu’on « ferme » un peu, par exemple ISO 100 f16 1/250s (en plein soleil l’été).

Portrait

On utilise plutôt l’ouverture beaucoup plus grande comme f2,8 voire plus bas si vous utilisez des objectifs très lumineux à f1,4 ou f1,8. Là c’est parfait pour détacher le sujet de son fond. Par exemple ISO 100 f1,4 1/320s.

Photo en intérieur

Là on utilise les ISO pour compenser le manque de lumière et avoir une vitesse suffisante pour ne pas avoir de photo floue, par exemple ISO 1600 f2,8 pour 1/125s. Attention au bruit numérique pas esthétique, si possible utilisez un trépied.

Plaisir et photographie

Vous voilà aux portes du plaisir de la photographie ! Avez cet article, vous avez des bases pour commencer sérieusement à vous faire plaisir, mais il va falloir persévérer. Ne vous découragez pas trop vite, il faut un certain temps pour maîtriser les tenants et les aboutissants de votre reflex. Je suis moi-même passé par là !

N’oubliez pas une chose, avec le recul, j’ai remarqué que je faisais de meilleures photos en connaissant parfaitement mon boîtier parce que je connais ses limites, ses défauts, ses forces et faiblesses ; ce qui me permet de partir l’esprit tranquille en reportage mariage ou en shooting.

Un dernier truc, c’est shootez shootez shootez et shootez encore ! Il n’y a que ça de vrai. Vous allez très probablement louper des photos à vos débuts, mais peu importe, le numérique nous permet de rapidement nous débarrasser des photos ratées.

Je reste à votre disposition si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poster dans les commentaires je me ferai un plaisir de vous répondre.

Voilà j’espère que ce billet vous a plu, n’hésitez pas à partager et commenter cet article.

Reportage de mariage et storytelling : vers une nouvelle ère ?

The very beginning

La photo de mariage ne date pas d’hier. De tout temps les mariés et leurs familles ont souhaité immortaliser ce jour si particulier de leur vie de couple. Vous vous souvenez sans doute des célèbres chambres photographiques avec lesquelles les photographes devaient se cacher pour faire la mise au point… C’était une époque (seconde moitié du XIXème siècle) où les photos étaient en noir et blanc, voire carrément sépia. La couleur n’existe pas, le matériel est très imposant, voire quasi intransportable. La photo coûte alors horriblement cher et la photo de mariage est réservée à une élite. Il n’y a bien souvent qu’une seule photo du mariage, voire peut-être une photo de famille mais rien de plus.

L’après-guerre, les pellicules, l’argentique…

Après les deux guerres mondiales, l’argentique prend son envol mais les prix du matériel photo restent chers et les photographes font plutôt poser les sujets, histoire d’assurer le coup et d’avoir ainsi moins de risque d’avoir à jeter des photos ratées, car à l’époque une photo ratée coûte encore cher. Les photographes privilégient aussi les photos en noir et blanc, même si les premières pellicules couleur date du milieu des années 30 avec les kodachromes et les Afgacolors. Le noir et blanc reste majoritaire sur l’après-guerre, on est alors en « full manuel » sur les boîtiers. Les reportages photos ne montrent pas encore le bout de leur nez. Les photographes ne fournissent que quelques photos souvenirs de ce moment unique. Les premiers systèmes de mise au point autofocus font leur apparition seulement à la fin des années 70 chez Konica et vont faciliter le travail de reportage à partir des années 80.

L’avant storytelling

Toute cette période correspond plus à la pose des sujets, c’est à dire des photos de groupe sur les célèbres bancs, les photos dans les parcs, ou encore de la mise en scène photographique classique. Mes clients m’en parlent encore aujourd’hui alors que ce style n’est plus du tout au goût du jour ! Car, comme je le disais plus haut, il était surtout question d’avoir les bonnes photos étant donné que les écrans à l’arrière des appareils photos n’existaient pas encore. Il était donc impossible de savoir si, oui ou non, les photos étaient bonnes ou pas ! Autant vous dire que le stress et l’angoisse de la prise de vue étaient bien réels. C’est une façon de faire du reportage qu’on peut considérer sans prise de risque et sans réelle magie. Mais les mariés étaient sûrs d’avoir des photos de mariage pour eux et leurs familles.

Pendant des décennies le style reste le même. Les photographes possèdent aussi souvent leur propre studio, car à l’époque le métier n’est pas en crise comme il l’est aujourd’hui. Et il y avait aussi le labo photo qui servait à faire le développement des photos, tout ça dans le même local. C’est une époque ou personne n’a encore d’ordinateur à la maison. Les tirages se font chez ce même photographe, pas de photobox ou de borne comme à la fnac ! Pour le reportage de mariage on reste dans le style classico classique efficace sans fioriture. On ne prend pas de risque, « on fait le job » comme on dit.

La nouvelle génération de photographes

Le numérique : la nouvelle ère

Quand le numérique prend son envol dans le milieu des années 2000 c’est une déferlante de fraîcheur qui s’abat sur le métier de photographe. Les studios ferment un à un, internet a le vent en poupe, les sites de photographes fleurissent à tout va. On entre dans une nouvelle ère pour la photo en règle générale. Grâce (ou à cause ?) du numérique, on peut désormais prendre un maximum de photos et les trier tranquillement à la maison, voire carrément les jeter.

C’est un confort de travail, même si les performances des boitiers (Nikon D1 ou encore Canon 1 Ds) ne sont pas celles des boîtiers actuels. C’est surtout la manière de travailler et le confort à la prise de vue qui sont à retenir. Le canon 5D sort en août 2005, c’est le succès immédiat. Le boîtier est à l’époque au milieu d’une gamme de 3 boîtiers entre le 30d et le professionnel 1D. Ce boitier, et les suivants que sont les 5D mark II et 5d mark III, sont devenus des références et ont marqué toute une génération de photographes. Pour vous dire, le 5d mark III est toujours en boutique à l’heure où j’écris ces lignes.

Reportage photo et numérique

Je pense qu’il est important de restituer l’histoire de la photo et la notion de reportage de mariage parce que, dans les faits, ce sont les outils mis à la disposition des photographes qui permettent de faire ce que l’on fait aujourd’hui. Cette phrase vous paraît sans doute un peu bateau, mais les deux vont de paire puisque de nos jours les photographes de mariage veulent coller au plus près du caractère du mariage et de l’ambiance qui va avec. On parle alors de « storytelling » ou « raconteur d’histoire ». Les photos ne sont (beaucoup) plus prises sur le vif, on ne fait plus du tout poser les sujets ou le moins possible, mais on se concentre sur l’instant, sur le moment tout en se faisant oublier pour garder le moment magique et capter tous les petits moments d’intimité et d’émotion. Savoir à la fois se faire oublier et être près des mariés c’est un véritable job !

Être photographe de mariage de nos jours n’est pas ringard, bien au contraire. Il est stimulant par le fait de ramener des photos uniques et personnelles de chaque couple de mariés. Le numérique et la photo de mariage vont de pair puisqu’ils permettent de faire un maximum de photos et de rentrer à la maison sereinement, de faire le tri et l’optimisation des photos dans Lightroom (ou un autre logiciel de retouche photo, ndlr) sans arrière-pensée ou stress de la pellicule ratée. Le post traitement permet d’affiner son style ; je pense aux presets comme VSCO cam qui font qu’on retrouve la patine des pellicules argentiques de l’époque pour donner un style vintage et un peu passé, façon vieille photo, très apprécié par nos clients.

Je pense aussi au format RAW ou « brut de capteur », qui permet de capter un maximum d’information à chaque prise de vue. C’est de nos jours un atout de taille sur les reportages photos. Je ne le dirai jamais assez : JE SHOOTE RAW, car vu la vitesse à laquelle passe une journée de reportage, il vaut mieux avoir un maximum de photo ! Le RAW permet de rattraper beaucoup de choses comme les contre-jours violents à l’entrée dans l’église. Tout ce contexte est favorable à la créativité. On a de la marge de manœuvre en post traitement sur nos photos et les boîtiers sont de nos jours très performants. Bref, la nouvelle génération se régale, on en parle dans le prochain paragraphe.

L’art de la photo de mariage

La nouvelle garde

Le storytelling fait son chemin. Ces dernières années je vois de plus en plus de confrères qui ne disent plus photographe de mariage mais carrément story teller ! Comprenez par-là raconteur d’histoire pour raconter ce jour si particulier en images afin de le rendre unique et personnel. Peut-être ont-ils raison de s’affirmer ainsi pour « décrasser » l’image parfois limite du photographe de mariage pour une image résolument moderne, décontractée et personnelle.

Parmi les photographes que je suis de près sur les réseaux sociaux, il y a beaucoup de talents non seulement Français mais aussi internationaux. Je ne citerai pas de noms ici, ils sont vraiment trop nombreux. Mais de Instagram à 500px il y a forcément de quoi trouver de l’inspiration pour le reportage de mariage, sans parler des innombrables blogs de mariage sur la toile. Le choix des angles de vue, des textures, des détails du mariage : rien n’échappe au photographe storyteller. Capter dans l’instant la magie se révèle à travers les clichés. Au fur et à mesure de l’expérience le style s’affine. Certains de mes confrères demandent des sommes assez importantes pour un reportage, mais je pense que c’est le prix à payer pour un reportage de mariage à la fois unique et personnel.

La photographie de mariage un art à part ?

Je pense que ce style de photos, le storytelling, amène la notion d’art dans les clichés parce que les photographes prennent des risques et osent. Le photographe cherche en permanence des angles de vue intéressants, tout en essayant de ne pas perturber la cérémonie ou l’instant. Il faut savoir que couvrir un mariage ne s’improvise pas, c’est le marathon. Et pour sortir de belles photos, il faut avoir l’impression « d’en baver » vraiment. J’ai pour ma part à peine le temps d’aller aux toilettes ou de boire un peu d’eau ! Vous allez sans doute me dire mais tu en fais trop ? Sans doute, mais j’estime que cela fait partie du job de photographe de mariage de ramener le plus d’images possibles d’une part et d’avoir le plus de choix en post traitement tranquillement à la maison d’autre part.

Je sais que pour certains la notion d’art dans la photo de mariage est absolument inconcevable, mais je vois de plus en plus de gens créatifs et inventifs sur les réseaux sociaux. Je ne vous parle même pas des écarts de niveau entre pro et amateur/passionné. C’est à se demander qui est le professionnel de la photo et qui est l’amateur !

Conclusion : le storytelling un effet de mode ?

Non certainement pas ! Des fois je me demande, tellement je vois des reportages de mariage vraiment décalés, si les clients sont en phase avec le travail proposé. Parce que, concrètement, si on n’a pas de clients, on n’a pas de revenu…Ça paraît bête, mais l’audace en photo et l’inventivité sont une chose, trouver des clients qui sont prêts à avoir un style de photos bien particulier en est une autre !

Mais je tiens à rassurer ceux qui ne sont pas en phase avec ce style de reportage photo, le classico classique de la photo de mariage a encore de vieux restes, surtout avec les photographes en place depuis un certain temps. J’en ai encore eu la preuve récemment avec le mariage d’un couple d’amis. Non pas que ce soit douteux, mais il en faut pour tous les goûts et surtout toutes les bourses. Comme je le disais, ça manque un peu d’audace, de prise de risque et de parti-pris parfois. C’est une autre façon de voir les choses. Le marché de la photo de mariage est assez grand pour tout le monde, mais il est de plus en plus pour ceux qui veulent exprimer leurs talents. Allez osons le mot « artiste » !

Voilà j’espère que ce billet vous a plu, n’hésitez pas à partager et commenter cet article. Je me ferai un plaisir de vous répondre si vous avez des questions.

RAW ou JPEG ? Comment choisir ?

Par défaut vos boîtiers prennent des clichés au format jpeg alors que le raw est pourtant bien plus qu’une simple option !

Le processus de prise de vue

Avant toute chose il faut d’abord comprendre le processus de prise de vue, c’est-à-dire ce qu’il se passe lorsque vous appuyez sur le déclencheur. A ce moment précis, votre appareil photo enregistre un certain nombre de données liées à la lumière à travers le capteur. Ce dernier transforme le signal en données numériques et là, plusieurs options s’offrent à vous : RAW et JPEG.

Sur les boîtiers plus hauts de gamme, vous avez aussi parfois tiff mais ce format reste marginal. Pour le JPEG, vous avez différentes tailles d’images (S, M, L) et de poids (fine ou normal), vous comprendrez plus bas pourquoi il n’y PAS plusieurs choix de taille de RAW.

Pour le JPEG, c’est essentiellement dû au fait qu’il est connu pour une utilisation quasi immédiate sans aucune post production. Et le fait d’avoir différents formats permet d’aller plus vite dans le partage de l’image.

Qu’est-ce qu’un format photo ?

Le numérique ne date pas d’hier, l’histoire remonte au beau milieu des années 70, lorsque les ingénieurs de chez Kodak fabriquent le premier appareil photo de l’histoire. Revenons sur ses détails techniques : on est sur un boîtier de près de 30 kg et qui sort des images 100*100 pixel. Faire une photo prenait près de 20 secondes … En gros c’est comme si une enclume sortait des photos de très mauvaise qualité lorsque le sujet est déjà beaucoup trop loin. Mais à l’époque, le fait de remplacer le mode de capture de la lumière sur une surface sensible chimique par un capteur électronique est un vrai progrès.

Quoi qu’il en soit un format photo est défini par :

Une taille

Par exemple 1920 x 1280, correspond à une hauteur et une largeur de pixel. Par exemple 200 x 300 est une petite taille, alors que 4000 x 6000 est plutôt très grand. La taille influe sur le poids de l’image.

Résolution d’image

Toujours en lien avec la taille de l’image, elle correspond à un rapport entre la taille et la définition. C’est en fait une mesure de densité de pixels par pouces près ; on l’exprime en DPI. C’est un critère très important pour l’impression de vos photos.

Profondeur de couleur

Les fameux bits, il faut imaginer cette donnée comme un puits : plus il est profond plus vous avez des données enregistrées. Et par la suite vous aurez des facilités à reprendre les nuances de couleurs en post traitement.

Pour un JPEG, c’est 8 bits c’est-à-dire 256 nuances par couleur : 256 pour le rouge, 256 pour le vert et 256 pour le bleu.
Pour le RAW, c’est nettement supérieur puisqu’il est généralement en 12 ou 14 bits. C’est-à-dire respectivement 4 096 niveaux et 16 384 nuances de couleurs rouge, pareil pour le vert et pareil pour le bleu. Pas besoin de commentaire ! Cela est considérable pour récupérer des nuances de couleurs en post traitement. Nous en parlerons en détail un peu plus bas.

Poids

Exprimé généralement en Mo (méga octet), ce dernier facteur est influencé par la taille de l’image, la profondeur des couleurs et la résolution.

Type de fichier

Il existe tout un tas de format photo différents, nous allons voir aujourd’hui les deux principaux à savoir le RAW et le JPEG.

Mais il en existe d’autres comme le TIFF, ce format contient plus d’informations qu’un JPEG et un peu moins qu’un RAW. Il est supporté par de nombreux logiciels de retouche et très apprécié pour les impressions. Mais il n’a que très peu d’intérêt pour nous autres photographes. Si certains utilisent le format TIFF, je serais curieux d’avoir vos retours dans les commentaires.

Qu’est-ce que le format JPEG ?

Le format JPEG (pour « joint photography experts group ») est un format destructeur, c’est-à-dire que c’est une norme qui définit un algorithme de représentation d’une image. Il a vu le jour officiellement au début des années 90. On dit que c’est un format destructeur car une fois l’image « faite », c’est irréversible.

Le fichier reçoit une certaine quantité de traitement (balance des blancs, contraste, netteté, etc…) avant d’être enregistré sur la carte mémoire de votre boîtier. C’est le boîtier qui fige les informations.

Le gros problème c’est qu’à chaque nouvel enregistrement du fichier (successivement) le fichier se dégrade… Je vous rassure il faut une bonne cinquantaine de sauvegardes successives pour voir une réelle différence. Mais la différence existe !

Avantages du format JPEG :

  • Ce format est reconnu par de nombreux supports informatiques : c’est un format universel.
  • C’est un fichier très léger.
  • Facilité de partage.
  • Il est utilisable dès sa sortie de boîtier.

Inconvénients du JPEG :

  • Impossible de récupérer la balance des blancs en post production.
  • Plage dynamique réduite (écart entre les tons les plus foncés et les tons les plus clairs).
  • Dégradation à chaque nouvel enregistrement.

Le problème du jpeg c’est qu’il demande une bonne maîtrise des réglages de son appareil photo avant la prise de vue puisque les réglages sont irréversibles, tout le travail devra se faire en amont.

Quand utiliser le format JPEG ?

Typiquement, le JPEG est le format utilisé par les photographes de presse ou de sport qui ont besoin de livrer leurs images très rapidement sans passer par la case longue et fastidieuse de la post production.

Ou encore pour les photographes qui sont allergiques à la post production (ça arrive). Je pense aussi aux photos de famille pour lesquelles il n’est pas forcement utile de retoucher les photos pour obtenir un aspect sympa. Souvent, le moment de la photo compte plus que la tonne de clarté que vous allez vouloir mettre dessus.

Le JPEG en post production

Houla ! Sujet au combien épineux… A mes débuts, je n’étais pas informé sur le format RAW. Résultat des courses, j’ai donc pris toutes mes photos en JPEG et quand j’ai pu m’offrir Lightroom, j’ai commencé à retoucher mes photos au format JPEG et là, c’était le drame…

J’avais publié une photo qui avait récolté beaucoup de « like » sur la page Facebook de la ville de Bordeaux. Pourtant, quelques années après, je ne suis pas fier de ce cliché. Pourquoi ?

Le coté fluo sans doute ! Et le fameux curseur de clarté des réglages de base de Lightroom ! Aucune couleur n’est fidèle, comme si vous aviez mis la dose de sel dans un plat : ça a du goût, mais c’est absolument indigeste.

Je ne recommande pas le JPEG en post production, ce n’est pas sa fonction première. Ce format est fait pour être utilisé brut de pomme à la sortie de la carte mémoire. Vous pouvez faire du recadrage et y mettre vos filigranes (je ne suis pas picasso perso), mais par pitié n’utilisez pas le bouton clarté sur vos JPEG !

Qu’est-ce que le format RAW ?

Le format RAW est un type de fichier qui n’a subi que peu ou pas de traitement, soit tout l’inverse du JPEG.

RAW signifie « brut » en anglais et pour chaque fabricant d’appareil photo numérique il porte un nom différent :  .Nef chez Nikon, .CR2 chez Canon, .3fr chez Hasselblad ou encore .dng chez Abobe.

Le format RAW n’est pas un standard, c’est pour cette raison que les constructeurs ont chacun le leur. Mais le principe « capture » des données d’une scène reste le même.

On considère le raw comme le négatif du numérique. Malheureusement, on ne peut pas l’utiliser directement. Il va devoir passer par un logiciel de post production pour sortir tout son potentiel photographique. Aucun des paramètres n’est figé, tout l’inverse du JPEG. C’est à vous, en post production, de mettre les curseurs où bon vous semble, puis d’exporter votre image en JPEG pour le coup.

A la grande différence de ce dernier, vous ne risquez pas de perte de qualité due à la compression du fichier en post production, puisque le fichier dispose d’un plus grand nombre de données que sur un JPEG.

La latitude de travail du RAW est telle que même une erreur d’exposition à la prise de vue est rattrapable en post production. Le RAW est récupérable même sur plusieurs IL d’écart, sans que l’image ne soit dégradée. C’est un vrai plaisir !

Avantages du RAW :

  • Grande latitude de travail en post production.
  • Grande plage dynamique.
  • Pas de perte de données.

Inconvénients du RAW:

  • Poids des fichiers.
  • Nécessite du post traitement pour être exploité.

Quand utiliser le format RAW ?

Le RAW est le saint Graal du photographe, mais pour un débutant c’est souvent un peu déroutant je comprends !

Il est absolument nécessaire de shooter en RAW lorsque les écarts entre les tons les plus clairs et les plus foncés sont trop importants, par exemple en contrejour. Lors des couchers de soleil, le RAW enregistre aussi plus d’informations, notamment dans le ciel ou dans les nuages. Dès que les conditions de lumière deviennent difficiles, en règle générale, vous pourrez rattraper nombre de choses par la suite.

Le revers de la médaille ?

Oui, je sais qu’une mise au point est parfois nécessaire car j’ai personnellement pris parti de shooter moins pour shooter mieux. Le numérique et le RAW nous donnent une énorme masse de données à traiter et lorsque que, comme moi, on est pro et que c’est notre quotidien, les disques durs se remplissent très rapidement. Peut-être trop rapidement même… D’où le revers de la médaille, je vous recommande de bien sélectionner vos sujets car sinon vous allez avoir beaucoup de photos inutiles.

N’oubliez pas une chose, c’est que la définition du capteur augmente considérablement le poids des fichiers RAW et que, par exemple, sur un D800 les RAW arrivent facilement à 80 Mo sans compression et en 14 bits. Mon D750 est à 28 Mo la photo en moyenne à titre d’exemple.

Les cartes mémoire rapides aussi sont préconisées pour un enregistrement rapide des données. La notion de workflow est aussi très importante à aborder car vous allez devoir faire des choix rigoureux pour gagner du temps et ne publier ou garder que l’essentiel des photos prises. C’est personnellement un choix rigoureux car le format RAW est très gourmand en ressources informatiques.

Si votre ordinateur commence à avoir de l’âge et que vous voulez faire des photos en RAW et de la post production avec, par exemple, un boîtier très pixélisé comme le D800, vos aperçus vont mettre une éternité à s’afficher… encore le revers de la médaille ! J’ai fait ce choix là car c’est, à mon sens, la vraie raison de faire de la photo : quelques bonnes photos plutôt que beaucoup de moyennes. Et surtout une grande latitude de travail en post production !

Quel logiciel pour développer les RAW ?

Il en existe des tonnes ! Citons les principaux : Photoshop et Lightroom, mais aussi Aperture, Gimp, Rawtherapee, etc… J’utilise personnellement uniquement Lightroom. Je pense qu’il s’agit sans doute du meilleur outil sur le marché pour la post production.

Shooter en RAW + JPEG ?

Quitte à choisir pourquoi ne pas shooter avec les deux formats ? Certains appareils photos numériques proposent ce genre de prouesse technique. Au moins, même si vous êtes sûr de votre JPEG, vous pourrez toujours tweaké le RAW plus tard.

Conclusion

Est-ce vraiment nécessaire de faire une conclusion ? Je pense que chacun des formats a son lot d’avantages et d’inconvénients. Le RAW l’emporte pour les détails, alors que le JPEG l’emporte pour la légèreté et son coté prêt à l’emploi.

Voila J’espère que ce billet vous a plu vous avez les commentaires grands ouverts !

Quel appareil photo choisir pour débuter ?

Mes proches me demandent souvent comment choisir un appareil photo ? Alors, plutôt que de me répéter, voici tous mes conseils pour avoir le meilleur compromis selon votre budget !

Comprendre ses propres besoins

Vous aimez également faire des photos et vous vous posez la question avant de franchir le pas et d’investir un peu d’argent afin de vous offrir un appareil photo digne de ce nom. Vous en avez sans doute assez des photos limitées que votre ancien smartphone est capable de faire ou le compact qui traîne quelque part chez vous ne vous suffit plus. J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous!

Je commence par laquelle ? La mauvaise ? La pratique photo demande un certain bagage technique que je vous ai expliqué dans un précédent article. Je vous rassure, rien de bien méchant mas il est utile de faire un petit rappel. La bonne c’est que les gammes des constructeurs regorgent de modèles, vous trouverez forcement chaussure à votre pied !

Il y a beaucoup de choses à dire sur les appareils photos, alors voici mes conseils plutôt que de vous dire « ça dépend ». Cette phrase bateau est un grand classique tellement l’immensité des modèles, marques, ou autres objectifs est grand ! Une façon aussi de botter en touche, alors maintenant, posez-vous les bonnes questions.

Première étape: savoir ce que l’on veut faire exactement ?

C’est la base : quels sont vos besoins ? Où comptez-vous faire des photos ? Vous voulez faire du paysage ? Du portrait ? Vous êtes plutôt du style randonneur ? Ou plutôt urbain/architecture ? Etc.

Tous ces critères rentrent en ligne de compte pour choisir son appareil photo et l’objectif qui va avec. N’ayez pas peur, je me souviens de la première fois où j’ai touché un reflex, je me suis cru dans un cockpit d’avion, mais vous verrez qu’à la longue tous les boutons servent, mais pas forcément au début.

Choisir un reflex pour débuter : définir ses besoins réels en photo

Il est important de rappeler que tous les appareils photos savent faire de bonnes photos. Je ne dis pas qu’il y a de mauvais photographes, mais quand je vois certaines photos faites avec un smartphone sur les réseaux sociaux et que je les compare avec celles de pro avec un reflex très cher, je me demande parfois qui devrait avoir un smartphone et qui devrait avoir ce reflex.

Vous voyez ce que je veux dire ? Non ? Pas besoin d’investir une somme folle pour se faire plaisir en photo, même si le haut de gamme vous fait saliver de plaisir, votre banquier risque de vous tirer les oreilles. Cependant, partir sur un boîtier trop bas de gamme vous sera préjudiciable si vous évoluez rapidement.

Car les boîtiers plus milieu de gamme, comme le Nikon 5500 ou Canon 80d, disposent de plus de réglages que les boitiers de la gamme en dessous et bien souvent cela va de pair avec un autofocus plus performant, une montée en iso plus progressive ou une option supplémentaire intéressante.

Et niveau budget ?

C’est forcément le post qui va vous faire faire des choix plus ou moins judicieux. Si vous êtes patient et que vous avez déjà la fibre en vous, il est judicieux d’attendre et de mettre quelques euros de plus pour vous offrir un appareil à la hauteur de votre ambition photographique. Ou, pourquoi pas, de prendre des cours photo pour progresser.

Si vous avez un budget confortable, n’oubliez pas que les objectifs sont tout aussi déterminants que le choix du boitier lui-même. Je vous conseille de ne pas trop vous prendre la tête en commençant tout simplement avec l’objectif fourni avec le kit, celui-ci fera le job. Vous verrez qu’à la longue, la photo coûte relativement chère même si les objectifs peuvent servir sur plusieurs boîtiers chez certains constructeurs d’appareils photos.

Je pense que ce sont les deux plus grandes questions à se poser : qu’est-ce que je veux photographier exactement ? Et quel budget je veux/peux y mettre ? Pour la question du budget, il n’est pas obligatoire d’acheter forcément neuf. D’une part, parce que certains boîtiers ont fait leurs preuves et que, même s’ils ont quelques années et que la garantie est expirée, ils sont largement suffisants pour débuter en photographie sans forcément se ruiner.

Les sites de petites annonces regorgent aussi de bonnes affaires toutes marques confondues. Je pense notamment au Nikon D300 et D700, le Nikon D7000. Chez Canon vous avez le 5D mark II, 70d pour le milieu de gamme ou 1100d pour les amateurs. Si vous comptez acheter d’occasion, vérifiez que l’ancien propriétaire dispose bien des factures et des emballages d’origine, cela gagne en crédibilité.

Certains modèles sont parfois encore sous garantie, ça peut valoir le coup de chiner. Cela facilitera aussi la revente de votre matériel photo quand vous changerez de gamme. Maintenant passons au choix du matériel photo.

Les boîtiers

Concrètement, il y a 3 grandes familles d’appareils photos. Nous aborderons en détail les objectifs plus tard dans un autre article. Il y a autant à dire sur les boîtiers que sur les objectifs ! Je parlerai ici essentiellement des boîtiers qu’on dit « grand public ».

Tout le monde n’a pas les moyens d’acheter directement un reflex à 2000€ et c’est bien normal. Ils sont certes vraiment très performants et offrent beaucoup plus d’options que n’ont pas les boîtiers plus accessibles, mais c’est préférable de ne pas trop dépenser d’argent même si vous allez sentir les limites techniques de votre appareil photo au bout d’un certain temps.

Les compacts

La première des familles est le compact. Petit, léger, il se glisse facilement dans la poche ou un sac. Souvent très abordable mais un peu léger niveau fiche technique pour réellement pousser la technique photo.

Ils ne sont pas bons quand la lumière vient à manquer et leur réactivité laisse à désirer, mais ça fait des photos. Vous n’aurez pas de mode créatif. Les choix techniques sont très limités sur cette gamme d’appareils.

Cependant il existe une gamme « compact expert » si vous avez besoin de compacité à tout prix et si vous voulez quand même de la performance. Je vous conseille chez Fuji la gamme X (100t, 100s, x70), ou le Sony Rx 100 qui est top aussi.

Les bridges / hybrides

La deuxième grande famille vise le meilleur des deux mondes : la compacité et la performance dans un même boitier. On augmente un poil de budget par contre, mais les hybrides ont vraiment le vent en poupe ces dernières années.

Les pro se lassent des (gros) reflex et veulent des choses plus compactes sans sacrifier la performance. La gamme optique était limitée il y a quelques années, ce n’est plus le cas de nos jours. Les constructeurs jouent le jeu et nous offrent de très belles optiques, mais ça reste loin derrière Canon et Nikon.

Je vous conseille dans cette gamme la série Sony A7 (de vrais merveilles), la série om-d chez Olympus et chez Fuji les X-pro. Pour vous dire je connais certains pro (de mariage) qui shootent uniquement au Fuji, comme quoi !

Les reflex

Et la troisième famille, qui n’est pas la moindre, ce sont les reflex ! C’est-à-dire des boîtiers très performants (logiquement), mais au détriment de l’encombrement. Canon et Nikon en figure de proue, un parc optique de folie (surtout chez Canon) et des boîtiers qui ont fait leurs preuves. Je ne m’arrêterai pas sur la guerre fratricide qui agite les forums photos pour savoir qui est le meilleur entre Nikon et Canon. Chacun a des qualités et des défauts.

Les objectifs vendus en kit sont bien souvent d’excellents premiers choix. Ne vous prenez pas la tête avec votre premier objectif, vous verrez ça dans un second temps selon votre pratique photo. Les avantages du reflex sont leurs possibilités créatives bien plus étendues que les compacts ou certains hybrides.

Chez Nikon, par exemple, le D3300 est vraiment destiné au débutant : peu de réglages complexes, bonne prise en main, on a l’essentiel. Le D5500 est quant à lui destiné au passionné de photo avec plus de confort, plus de réglage, vraiment un très bon produit. Enfin, le d7200 fait partie d’une série d’expert : on commence à titiller les gammes pro, vraiment un bel investissement pour celui qui souhaite se faire plaisir et ne pas avoir de regrets quelques mois après sont achat parce qu’il aurait déjà atteint les limites de son boîtier.

Chez Canon le 1300d est très bien pour débuter, le 70d se place quant à lui entre le D5500 et le D7200. Le milieu de gamme chez Canon serait plutôt le 760D qui représente un excellent rapport qualité prix.

Vos recherches commenceront sur le web et c’est bien normal ! Les forums ou autres sites de constructeurs et de test de tech’ permettent de mettre la main sur des informations très précieuses. Je vous détaille les points impératifs à regarder avant d’acheter votre premier reflex.

Les critères décisifs

L’ergonomie

Aussi bizarre que ça puisse paraître, ne vous laissez pas influencer par « Canon c’est mieux gnagnagna » ou « Nikon c’est mieux ils ont ceci ou cela ». L’ergonomie est personnellement mon critère de prédilection, bien au-delà des performances générales.

Premier truc : allez à la Fnac par exemple, prenez un boitier d’une marque dans les mains et regardez comment tombent les commandes sous vos doigts, imaginez-vous à prendre des photos. C’est important, au-delà de l’aspect technique, car la prise en main d’un reflex sera décisive aussi dans votre plaisir à faire de la photo. Si vous ne le sentez pas, passez votre chemin, essayez-en un autre.

Gardez bien votre budget en tête pour ne pas le dépasser ! Un autre truc c’est aussi les menus. Demandez à un vendeur de vous expliquer : chez Nikon c’est parfois un peu déroutant (c’est même devenu une boutade des « Canonistes »).

Maintenant que vous avez repéré deux, trois modèles qui vous intéressent, retournez chez vous et reprenez sagement cet article. On continue avec les différents points à vérifier selon votre pratique photographique.

L’autofocus

L’autofocus, c’est la mise au point automatique : lorsque vous appuyez à mi-course sur le bouton de déclenchement l’appareil fait… la mise au point pour que votre sujet soit net. On parle d’accroche de l’autofocus. Plus vous monterez en gamme, plus l’AF (son petit nom) sera réactif et accrochera dans les basses lumières ou sur des sujets en mouvement.

Si vous ne faites que des photos de paysages il n’a donc pas beaucoup d’intérêt. En revanche dès qu’il y a du mouvement sur vos sujets l’AF sera une de vos priorités.

Les modes

Mais si, vous savez, la molette qui se situe sur le boîtier ! En général il se compose des modes scènes (pas très utiles), un mode auto (interdit !) et surtout les modes M, S, A, P (manuel, priorité vitesse, priorité ouverture et programme). Ces derniers sont très importants pour être créatif en photo. Nous en parlerons bientôt.

Ne vous laissez pas non plus influencer par les anciens photographes qui prônent le « tout manuel » : j’ai d’ailleurs écrit un article là-dessus récemment !

La définition

Comme je l’explique dans cet article, ce n’est pas forcément un critère très important. D’une part, parce que la définition prend aussi du poids sur les fichiers et si vous voulez vous mettre à la retouche sur Lightroom ou Photoshop, votre ordinateur risque de ne plus suivre.

Et d’autre part la définition au-delà de 12 millions suffit à faire des tirages A4 ou A3 sans problème. Et surtout, qui imprime ses photos de nos jours ?

La définition a cependant un avantage : c’est la faculté à pouvoir recadrer une photo en post traitement car la définition apporte des détails. Ne vous focalisez par trop sur cette dernière. J’ai également écrit un article sur ce sujet. A méditer donc…

La rafale

Très utilisée pour shooter plus de photos rapidement, ça tout le monde l’a bien compris. Elle est utile pour les photographes animaliers, ceux qui font des photos de sport ou des courses automobiles. Pour les autres ce n’est pas un critère fondamental pour le choix de votre premier reflex.

Mirrorless ou pas ?

Ce terme signifie qu’il n’y a plus de miroir et viseur ! Pour faire simple, vous regardez dans le viseur d’un boitier reflex qui n’est en réalité qu’une série de miroirs qui permettent de voir à travers votre objectif.

Pour les amateurs de technique photo on parle de « pentaprisme ». Sauf que là, c’est un mini écran LCD derrière le viseur. Les avantages sont une compacité accrue. Puisqu’il n’y a plus les miroirs, on supprime aussi le bruit du miroir qui se relève à chaque prise de vue (sur un reflex). Vous supprimez aussi les vibrations dues à l’ouverture et à la fermeture du miroir.

Bref il y a beaucoup d’avantages avec le mirorless. Les inconvénients? Mis à part le fait d’être un peu perdu au départ lorsqu’on a l’habitude d’utiliser un pentaprisme, il n’y a pas vraiment d’inconvénients !

APS-C, DX, FX, full frame, 24*36, plein format : je ne comprends rien !

Et c’est bien normal ! Mais, grosso modo, sur le marché, il y a deux grandes familles de taille de capteur : les petits capteurs DX, Aps-c, et les grands capteurs FX, plein format, 24*30. Ce sont juste des mots différents pour dire la même chose !

Les petits capteurs sont dénommés DX, Aps-c et les grands capteurs sont nommés FX, full frame, 24*36. Cette dernière est la mesure du capteur issue des formats de film de cinéma ou 135. Les FX sont réservés au pro et, maintenant, aux amateurs fortunés, alors que les Aps-c eux sont plus « grand public ».

J’écrirai un article sur le sujet pour que vous compreniez bien les principales différences, les avantages et les inconvénients.

Les objectifs

Il y a une quantité astronomique de références : focale fixe, zoom, système anti vibration, motorisation ultra rapide, etc… Je vous écrirai un article sur comment choisir un objectif. Contentez-vous, pour l’instant, des objectifs de kit et sortez faire des photos !

Les accessoires

Ce qui est aussi important c’est dans quel endroit vous comptez faire de la photo? Si vous comptez évoluer et avoir quelques objectifs supplémentaires, des flashs ou un trépied, vous allez surement avoir besoin d’un sac photo ce qui rajoute du budget. Gardez-vous donc un peu de budget pour cela. Sans compter les filtres, le trépied mais cela vient dans un second temps.

Conclusion

Prenez le temps ! Chacun a sa propre approche de la photo, sa propre motivation et son propre budget. C’est très difficile de choisir pour vous mais le « ça dépend » est souvent valable. Prenez le temps de lire quelques forums ou articles avant de vous lancer dans un achat.

N’oubliez pas que faire de la photo c’est aussi sortir. Donc gardez votre argent pour organiser des voyages ou des WE en France ! C’est LA raison qui nous pousse à devenir photographe : transmettre notre vision du monde ou de notre environnement à travers nos photos. Il est aussi important de soumettre ces photos à la critique. Votre progression sera plus rapide, ce n’est certes pas super cool pour l’ego, mais ça fait partie de l’apprentissage !

Voilà j’espère que ce billet vous a plu, n’hésitez pas à partager et commenter cet article. Je me ferai un plaisir de vous répondre si vous avez des questions.

Pourquoi la course aux millions de pixels est inutile ?

Les pixels : le marketing

C’est un fait, cet article pourrait tenir en 3 mots : c’est du marketing ! Voilà, merci, bonne journée, à la prochaine ! Attendez je développe un peu…

Les pixels ont un lien avec la qualité de l’image mais pas que, l’autofocus, l’exposition ou votre technique seront tout aussi déterminants. Faut-il encore définir la qualité d’image : plus on a de pixels, plus l’image est détaillée c’est vrai. Mais est-ce que vous imprimez sur grand format ? 4m par 3m, par exemple ? Pour la pub ? Autre ? Le problème est qu’on essaie de nous vendre des millions de pixels qui ne nous serviront probablement jamais…

La réalité

J’appuie volontairement là où ça fait mal parce que les as du marketing ont réussi à vous faire avaler une (belle) couleuvre… bien joué messieurs ! Ils vous ont bien eu, mais pas de panique, je vais restituer le débat pour avoir les bonnes armes pour comprendre vos réels besoins photographiques. Je ne vais pas trop rentrer dans la technique photo je vous rassure.

Les limites d’usage

Ou plutôt la marge de confort nécessaire pour vous faire plaisir, sans pour autant partir sur un choix inverse ! Mon but ici est de vous faire comprendre simplement, d’un point de vue professionnel et sincère, l’utilité de la définition.

Au delà d’un certain nombre de millions de pixels, il n’y a plus de grande utilité pour le grand public. Dans certains cas les professionnels ont besoin « d’en avoir sous le pied ». Explications.

Les pixels : usage professionnel

Dans mon cas personnel, j’utilise chez « les jaunes » (alias la marque japonaise Nikon) un D750 qui possède 24 millions de pixels (à l’heure où j’écris ces lignes).

24 millions de pixels je pense que c’est une très bonne base de travail. C’est même à mon sens la limite « haute » de l’utilité pour l’utilisateur lambda au niveau de la définition. Je parle de l’amateur passionné, ou du pro comme moi. Personnellement, pour mes reportages mariages ou des séances photo, j’ai largement assez de marge pour recadrer mes photos.

J’ai aussi assez de définition pour que mes clients puissent imprimer dans de bonnes conditions. Par exemple, leurs superbes photos de mariage dans des formats de tirage allant jusqu’à A4 ou A3 sans aucun problème, pas besoin de plus !

L’utilité des pixels : cas pratique

Evidemment, pour contre balancer ce titre d’article accrocheur, il y a bien des usages spécifiques où autant de définition est bien utile. Je prends le cas des photos culinaires, mais on peut aussi parler de photos de studio de mode ou encore de photos de paysages.

Dans ces cas-là, définition est un atout majeur puisque qu’il y a beaucoup de détails à capturer. La définition apporte de la précision à l’image. Je peux aussi citer la photo dite « packshot » c’est à dire la photo de produit. Bref, ça reste des pratiques marginales pour la plupart des utilisateurs de reflex numérique.

Vaisseau amiral

Pour vous faire une idée des boîtiers professionnels du marché, ces mêmes appareils sont conçu sans concessions pour faire face à n’importe quel cas de figure.

Nous avons, par exemple, le boîtier phare de chez Nikon, le D5 n’a « que » 20 millions de pixels et coute 7000€ (vous n’avez pas d’objectif à ce prix là…). Mais pourquoi alors ? Pourquoi ce boîtier professionnel a-t-il moins de millions de pixels que les boîtiers grand public ? Sachant que le modèle précédent le D5, le D4s n’avait « que » 16 millions de pixels.

Ils sont conçus pour le reportage et les conditions de lumière difficiles. Dans ce cas-là, la définition maximale des pixels n’est pas la (grosse) priorité. Les ingénieurs japonais travaillent aussi sur l’autofocus, la cadence de rafale, les mesures d’expositions, l’ergonomie et j’en passe.

C’est une histoire de taille de photosite sur le capteur. C’est qui celui-là ? Grosso modo, les photosites sont comme des petits panneaux solaires qui captent la lumière. Plus ils sont grands, plus ils ont de précision pour le calcul de l’information ; plus on augmente la définition du capteur, plus les photosites sont petits. Donc, si j’entasse 20 millions de ces photosites dans un capteur 24*36, ils auront beaucoup plus de précision de travail que sur un Nikon D810 qui en entasse lui 36 millions ou le sony A7 r II qui lui en entasse 42 millions !

Vous me suivez ? Dans les faits, le D5 sera une arme absolue en basse lumière. C’est à dire dans les lieux sombres, les gymnases des J.O au stand de F1 ou des salles de concert par exemple. Parce qu’on mettra moins d’intensité dans ces fameux photosites pour fonctionner, c’est à dire qu’on pourra monter les fameux ISO sans crainte de bruit électronique.

Et par la même occasion récupérer de la vitesse d’obturation pour garder nos photos bien nettes, « piquées » dans le langage photographique. Même si les ISO sont l’ennemi du photographe, puisque pas esthétiques.

Conclusion

Les millions de pixels c’est bien, mais c’est plutôt un argument parmi tant d’autres dans le choix du matériel photo. La réactivité de l’autofocus ou le parc optique seront des choix tout aussi déterminants que le choix du boîtier.

S’il y a bien un point négatif de la résolution à outrance, c’est la taille des fichiers qui va avec. Ces mêmes données qui viennent s’entasser chaque jour sur nos disques durs, en tant que photographe professionnel, les problèmes liés au stockage des données deviennent récurrents.

Voilà j’espère avoir été aussi clair que possible, si vous avez des questions n’hésitez pas à poster dans les commentaires.

Pourquoi je n’utilise pas de zoom ?

Et surtout pourquoi vous devriez en faire de même ! Je vais vous parler de lumière, d’ouverture mais surtout de créativité. Outil indispensable en reportage, la focale fixe pourra sublimer vos photos. Mais pour ça, il va falloir être réactif, explications !

Le zoom : trop gros ? Trop lourd ?

A la grande différence des focales fixes, le zoom est lourd, gros et encombrant.

Le mot zoom, par définition, fait référence à un objectif à focale variable. C’est un ensemble de lentilles en verre se déplaçant à l’intérieur d’un cylindre, généralement en alu, pour permettre un agrandissement, dans le but de changer l’angle de champ et donc la vision de l’ensemble.

En gros, ce sont des groupes de lentilles (non pas les fabacées) qui se déplacent pour modifier l’angle de champ.

Qu’est-ce qu’un objectif à focale fixe ?

Selon Wikipédia, les objectifs à focale fixe signifient que la distance focale de l’objectif ne varie pas, alors que sur les zooms vous avez un « range » de focale, par exemple 18-55mm. La focale est toujours mesurée en millimètre.

La focale fixe a une seule et unique mesure, par exemple 35mm ou 50mm. Pour vous faire une idée, si vous avez un reflex à la maison essayez de faire toute une sortie photo sans toucher à votre zoom, c’est ça la focale fixe !

Angle de champ

Sans trop entrer dans les détails techniques, l’objectif est un angle de champ, en rapport avec le capteur, « le foyer », de l’appareil photo. Ce qui permet de déterminer une distance focale.

Comparaison focale fixe vs zoom

Les téléobjectifs

Dans notre langage de photographe on parlera plutôt de téléobjectif, qui par sa définition permet de se « rapprocher d’un sujet éloigné » et cela sans devoir bouger les pieds. Cela permet sans bouger de serrer ou au contraire fondre le sujet dans le contexte.

Mais le zoom permet surtout de réduire l’encombrement d’une longue focale fixe. Je vous laisse rechercher sur Google : Nikon 800mm f5,6 ou 400mm f4, par exemple, pour vous rendre compte de la taille des engins… Mais zoom ou téléobjectif ça reste du pareil au même je vous l’accorde !

Les focales fixes

Cette dernière en photographie permet de n’avoir qu’un seul « range », qu’une seule distance focale. Mais vous allez me dire : quel est l’intérêt ?

Pour la petite histoire les focales fixes existaient avant le zoom et à l’achat de votre appareil photo vous n’aviez pas vraiment le choix ! Mais je parle d’un temps très ancien où les appareils photos (argentiques à l’époque) étaient hors de prix pour le commun des mortels, je pense aux Leica, Hasselblad ou autre Rolleiflex.

Ne les cherchez pas à la Fnac c’est peine perdue. Ils ont leurs places dans les musées ou pour les collectionneurs fortunés, mais revenons à la photo.

L’avantage certain de la focale fixe c’est la lumière et, bonne nouvelle, c’est précisément ce qui nous intéresse en photographie. On parle ici d’ouverture et donc de la quantité de lumière qui arrive jusqu’au capteur, mais aussi l’unique angle mis à disposition par l’objectif.

La profondeur de champ

Voici un point un peu plus technique puisque la profondeur de champ est la zone de netteté de la photo. Plus elle est courte plus l’on détache le sujet de son environnement. La profondeur de champ a un lien direct avec l’ouverture de diaphragme. Plus le diaphragme est ouvert plus la profondeur de champ est courte, encore un avantage de la focale fixe qui ouvre beaucoup plus qu’un zoom.

En reportage photo

Voilà pour les définitions maintenant passons aux faits. Souvent, lors d’un reportage j’entends : « vous avez vu son super zoom ? ».

A ce moment on passe pour un pro avec du matos super cher, la discussion s’engage car on ne passe pas inaperçu ! Alors qu’il est souvent préférable d’être discret, léger, réactif surtout en reportage de mariage, par exemple !

Encore un avantage aux focales fixes beaucoup plus légères et plus compactes qu’un zoom.

Et la lumière fût !

Ouverture

A mon sens LA raison principale qui m’a poussé à faire ce choix sur mes objectifs est plus la lumière… Notre travail de photographe n’est-il pas justement synonyme de maitrise de la lumière, non ?

Une focale fixe est beaucoup plus lumineuse qu’un zoom car elle ouvre plus grand, souvent à f1.8 ou f1.4, voir même f/1,2 dans la série L de chez Canon. Ces données sont en rapport avec la quantité de lumière que l’on amène jusqu’au capteur : plus les f sont petits, plus vous avez de quantité de lumière disponible (et de profondeur de champ pour le coup). Par exemple un 50mm Nikon 1,4g (af-s) « ouvre » 8 fois plus (de lumière) qu’un zoom démarrant à f4…

La quantité de lumière étant mesurée en stop ou IL (indice lumière). Un IL correspond à deux fois plus de lumière qui rentre dans l’appareil. On obtient ceci : f1.4 => 1 stop => f2 => 1 stop => f2.8 => 1 stop => f4 etc…

Donc la focale fixe a l’avantage de l’ouverture !

Photo et créativité

Seulement voilà, le problème c’est qu’il faut aller chercher la photo ! Vous n’avez pas de zoom, mais vous avez des jambes ! Donc à vous de bouger, de reculer, d’avancer, trouver l’angle de prise de vue idéal pour mettre en valeur vos sujets. Cela vous oblige à être créatif, d’aller chercher le cadrage qui convient. Ce n’est pas de tout repos, je vous l’accorde, mais on s’oblige à se concentrer sur le cadrage et la composition.

Ce qui booste votre créativité et vous oblige à trouver l’angle de prise de vue idéal. Oui le zoom rend feignant, oui le zoom c’est toujours celui qui a le plus gros ! Dans les faits le zoom est contraignant sur la « quantité » de lumière et la fameuse ouverture, qu’on ne peut pas compenser avec les jambes… Vous me suivez ? Les zoom démarrent pour les versions pro à f2,8 pour les meilleurs ce qui reste assez lumineux quand même, attention également au prix, mais à vous de faire votre choix !

Bokeh

Le bokeh est le flou d’arrière plan sur une photo, ce terme vient du japonais « boke » qui signifie flou. Ce terme est apparu dans le milieu des années 90 dans les livres photo.

Lorsque la profondeur de champ est courte voire très courte, quand le diaphragme est ouvert en grand, vous obtenez de très jolies formes rondes à l’arrière du sujet. On parle alors de bokeh artistique très apprécié. Plus le diaphragme aura de lamelles, plus le bokeh sera rond et régulier.

Anecdote de photographe de voyage

Je vais vous raconter une anecdote intéressante. Un jour j’ai changé de boitier, je suis passé d’un aps-c à un reflex plein format 24*36 de chez Nikon un D610 (venant du D7000 qui est un très bon boitier APS-C au passage).

Me voilà donc avec mon reflex flambant neuf pour ce voyage, j’ai fait aussi l’acquisition d’un objectif Tamron 24-70 f2,8. Oui je sais, mon PEL en a pris une claque ce jour là ! Mais la passion pour la photo n’a pas de prix !

Dans mon esprit je voulais impérativement de la polyvalence. Sauf qu’un reflex plein format avec un zoom comme celui là, on se retrouve avec 1,7kg autour du coup. On ressent vite un déséquilibre du boitier vers l’avant, de plus la sangle d’origine (le pire) est très mal conçue. Elle est uniquement là pour la déco et le marketing avec son magnifique logo du modèle du reflex en gros et en jaune bien flashy, bref on repassera. Elle vous « scie » l’épaule et le coup, c’est une horreur absolue.

Après une journée de marche à déambuler dans les rues d’une célèbre ville romantique du nord de l’Italie, on a la marque physique de la sangle. Vous l’aurez compris je n’ai pas réellement pris mon pied en temps que photographe sur ce séjour. Après plusieurs jours de voyage je me suis juré qu’on ne me m’y reprendrait plus…

Vacciné contre le zoom ?

On pourrait dire que oui, je ne reste pas obtus sur le sujet, mais il y a bien des pratiques, bien des façons de faire de la photo : le studio, les voyages, culinaires, portraits ou paysages. Toutes ces pratiques où parfois le zoom est préférable à la focale fixe pour faire des photos simplement sans chercher la créativité à tout prix.

Une dernière mise au point

Ça pique ?

Il y a un autre point non négligeable dans l’achat des focales fixes : c’est le prix. Oui, une focale fixe coûte moins cher à l’achat qu’un zoom. Par exemple, prenons ce fameux Tamron 24-70 f2,8 (encore lui !), il coûte environ 819€ neuf. Pour ce prix-là, vous avez deux focales fixes ! Par exemple le 50mm 1,8g (189€) chez Nikon et le 85 1.8g (389€) toujours chez Nikon, ou encore un 28mm 1,8G (588€) et le 50mm 1,8G pour le même prix !

Vous noterez que le 50mm f/1,8 est, que ce soit chez Nikon ou chez Canon, l’objectif le moins cher de la gamme et cela pour moins de 200€. C’est un indispensable de la besace du photographe mais il fera l’objet d’un article de blog à lui tout seul.

Conclusion : zoom pour la polyvalence, fixe pour les créatifs ?

J’ai personnellement fait mon choix dans mon parc d’objectif depuis longtemps ! Je ne dis pas « mort au zoom », mais il va falloir avoir une raison très solide pour qu’un nouveau zoom arrive dans mon sac photo !

Alors, pour résumer : oui, bien sûr, avec les zooms vous aurez la polyvalence ! Mais le poids et l’encombrement en sus. La focale fixe c’est la légèreté, la créativité et la luminosité. Mais il y a des chances pour que vous vous retrouviez coincé de temps en temps avec un instant magique à capter, mais avec le mauvais objectif monté sur votre boitier…

J’espère que cette explication vous a plu, ce sont des choix à faire selon ses besoins, son expérience, son budget, etc… Vous avez des questions, n’hésitez pas à les poster dans les commentaires.

Photographie : entre technique et regard

Maitriser la technique est une chose, la vision et le regard en est une autre ! Explications.

Photographie

Quand on parle photographie, il y a évidemment, au-delà du matériel, un aspect à maîtriser absolument qu’est la technique, un peu à l’image des gammes quand on apprend à jouer d’un instrument. Mais il y a aussi un autre aspect bien plus important dans la photographie c’est le regard, la vision. Personnellement, je considère que c’est l’élément le plus important des deux. Mais le second est un peu plus délicat à travailler car plus subjectif et personnel, en gros personne ne vous l’apprendra !

Si, pour un débutant en photo, le jargon que l’on utilise au quotidien dans la photographie est parfois difficile d’accès, il reste difficile à retranscrire sans explication formelle ou formation pour maitriser les rudiments techniques. Mais là, on ne parle pas de vision…

Les deux sont intimement liés, la technique est un socle indispensable alors que la vision est quelque chose de bien plus subjectif. C’est une façon de voir les choses. Simplement contempler, se baisser, faire quelques pas en avant ou en arrière, trouver l’angle idéal. Une fois le gap technique franchi et l’expérience qui va avec, « l’art de faire de belle photo » parle déjà plus, logique me direz-vous.

Je me souviens de la première fois que j’ai tenu un appareil photo reflex dans les mains, c’était un Nikon D80 (non pas D800 mais bien D80) il y a quelques années maintenant. J’étais très surpris car, pour moi (à cette époque), faire une photo consistait à appuyer sur un déclencheur. Grossière erreur ! C’est très technique en fait, mais pas que…

La technique photo pure

Quand je compare cette vision de la photographie à celle que j’ai aujourd’hui, je pense que j’aurais bien ri du Grégoire de cette époque. Je le dis souvent, mais il y a un gap technique à franchir en photo, comme maitriser le triangle d’exposition ou apprendre à utiliser Lightroom, ce sont des sujets parmi tant d’autres à maitriser en photo et c’est presque infini quand on y pense.

Il y a beaucoup de paramètres à contrôler avant d’arriver à faire une bonne photo. Encore faut-il définir ce qu’est une bonne photo !  Mais ce n’est rien comparé à celle de la vision, qui est propre à chacun, et surtout à chaque photographe.

En parlant technique photo, des thèmes comme « maitriser les basses lumières » ou « les poses longues » sont parmi les sujets les plus pointus en photo. Ces techniques demandent des compétences, mais aussi du matériel spécifique. Mais cela reste de la technique photo, ni plus ni moins.

Je pense aussi à l’utilisation des filtres, les différents types de trépieds ou encore les mesures d’exposition à choisir en fonction des scènes et des choses que l’on veut immortaliser. De la technique toujours de la technique !

Au-delà de la technique

Oui, je sais, ça fait sans doute peur la technique photo, beaucoup de termes techniques, du jargon précis mais j’ai écrit un article sur comment sortir du mode auto, pas de panique ! Vous aurez au moins des bases pour vous faire plaisir en photo. Il est vrai que si vous n’êtes pas un initié il est difficile de comprendre ce que je raconte.

Si vous démarrez en photo, la technique est un passage obligé. C’est comme des gammes d’instruments de musique, elles vous suivront à chaque fois que vous aurez votre appareil photo entre les mains. Ça reste cependant plus facile et beaucoup moins fastidieux que les gammes d’un instrument je vous rassure.

Au delà de la technique photo, prendre des clichés est relativement simple. On appuie sur un déclencheur, on fait quelques réglages et les premières photos arrivent très rapidement. A ce moment là, forcément, ce ne sont pas les clichés du siècle dans la boite mais plutôt ce qu’on pourrait considérer comme « des photos », certes les vôtres avec le plaisir qu’elles procurent, mais sans plus. Car même si vous commencez à être à l’aise avec ce bagage (la technique) et que les photos plaisent à votre entourage, vous vous sentirez sans doute pousser des ailes (le plaisir !). Parce que maitriser les aspects techniques est une chose mais avoir une vision en est un autre…

La vision en photo

Une fois le gap de la technique photo franchi, quelques galères et frustrations plus loin, on arrive dans une terre beaucoup plus propice à la créativité, c’est en gros les portes du paradis. Mais vous arrivez aussi à un l’endroit plus vaste car c’est là que la photographie et la vision du photographe prend tout son sens. Vous avez la chance et le privilège de montrer à vos proches ou sur les réseaux sociaux votre vision du mon monde ou de votre environnement.

C’est une chose fascinante parce que chacun à sa propre vision photographique qui produira une photo différente d’un endroit ou d’un même lieu donné. Et quand on rajoute à ça un peu de retouche photo la différence est encore plus frappante !

Avec le même matériel, au même endroit le lendemain, la lumière, l’ambiance, les gens (ou pas), on peut changer du tout au tout. Ça m’arrive régulièrement de revenir plusieurs fois parce que je n’ai pas la bonne lumière, que l’ambiance ne me va pas…

J’ai une phrase d’un célèbre photographe que je trouve parfaitement appropriée pour le coup : « une photo est un instant de vie qui ne reviendra pas ». Je pense aussi que les deux sont intimement liés, la technique ne va pas sans le regard et vice versa. Le regard prend son sens car il apporte des points de vue que le commun des mortels ne saurait voir.

C’est le côté « Whaaaou! » du photographe, la partie magique. Il m’est arrivé un nombre incalculable de fois de présenter des clichés à mes clients et d’entendre cette phrase magique : « je ne me rappelle pas de ce moment ». C’est ça, à mon sens, la vision : apporter à quelqu’un quelque chose qu’il n’a pas vu ou qu’il n’a pas interprété, comme nous autres photographes l’interprétons derrière nos objectifs.

Je pense que le travail de photographe a besoin d’aller bien plus loin que la technique pure, il se doit d’être créatif, il faut aussi une autre donnée très importante : l’inspiration justement.

Inspiration

D’où vient l’inspiration? Comment développer son regard ? Comment développer son œil de photographe ?

C’est une bonne question très intéressante, philosophique même. Réponse un poil stéréotypée : « ça se travaille ». Certes, mais pas en restant à la maison, seulement en sortant faire des photos ! En effet, le truc c’est de s’entrainer, rencontrer d’autres photographes, peut-être voyager ou organiser un weekend.

L’inspiration déteste la routine, c’est un fait. Parfois, vous serez aussi amené à laisser votre appareil photo à la maison pour simplement observer et prendre le temps de regarder l’environnement autour de vous, cela peut être sur le trajet du travail ou dans les moments où vous n’avez pas votre appareil photo avec vous.

Certains aussi trouveront l’inspiration en pratiquant d’autres loisirs créatifs, je pense à la peinture notamment qui est très proche de la photographie, ou au contraire d’autres feront des choses à l’opposé comme écrire. Mais c’est à chaque fois un exercice excellent pour travailler le regard !

Cela permet de retranscrire des émotions, mais dans le fond quels sont les éléments qui font un photographe ? Son passé, son vécu, les endroits qu’il a vus, son quotidien, autant d’éléments importants. Il y a aussi les émotions qui arrivent avant de faire la photo sur le moment.

C’est ce que je m’évertue de faire lors de mes reportages de mariage. Mes clients me demandent souvent si je repère les lieux et je ne le fais jamais car j’aime sentir l’atmosphère au moment T.

Pour l’inspiration vous allez forcement aussi penser à d’autres photographes connus, probablement à des clichés célèbres. Et c’est bien normal, je vous encourage à aller dans des librairies regarder des livres photos sans forcement les acheter, même si c’est agréable de les avoir à la maison, mais également lire des magazines sans qu’il s’agisse nécessairement de magazines spécifiques à la photographie.

Si vous aimez le cinéma, observez comment les différents plans sont tournés, c’est assez instructif pour travailler le regard !

Allez faire un tour aussi dans une exposition photo, c’est un autre endroit où l’inspiration vous viendra j’en suis sûr ! Regardez la façon dont sont composées les photos, le traitement des couleurs, l’intensité des noirs et blancs… intéressez-vous à la composition, quels sont les points forts de la photo ? Les premiers plans, les arrières plans, essayez de capter les émotions qu’elle vous procure, etc… Vous y verrez des choses qui pourront avoir une influence sur votre rendu.

Essayez de ne pas trop vous soucier du matériel que le photographe utilise ou de l’objectif qu’il préfère sur tel ou tel cliché, il aurait fait probablement aussi bien avec un autre reflex. Et vous savez pourquoi ?

Leur vision votre vision

Tout simplement parce que le photographe est là où il pense que la photo sera meilleure, c’est ça la vision. La technique vient naturellement car, comme je l’ai dit plus haut, c’est comme des gammes : c’est parfaitement maîtrisé.

Le photographe se concentre sur l’histoire qu’il veut raconter, sur une histoire, un moment, un ressenti, une émotion. Il peut parfois abuser du traitement photoshop ou Lightroom, mais ce ne sont que des artifices, soyons honnêtes…

Quand « la vision » est là, les photos « fonctionnent », la technique devient vite très secondaire. Et le matériel encore plus ! Il ne faut pas l’oublier mais l’art de faire de « bonnes photos » devient très spontané. Ça ne veut pas dire que vous auriez fait une mauvaise photo à la place du photographe mais ce processus se travaille.

Autre chose, ne cherchez pas à recopier, inspirez-vous mais ne copiez pas. Rappelez-vous d’une chose, la copie est souvent moins bonne que l’original…

Nous avons la chance d’avoir un outil (l’appareil photo) qui est le prolongement de notre regard. Je trouve que c’est une chance inouïe de communiquer des émotions, des sentiments ou susciter la réflexion à travers quelques pixels. Surtout que de nos jours nous pouvons très facilement partager ce contenu à travers une page Facebook ou sur Instagram, tout ça gratuitement. Et pas des duckface ou selfies, on est d’accord !

Faire de la belle photo ?

Cette phrase ne veut absolument rien dire, faire de la belle photo c’est-à-dire ? On parle de technique ? On parle de traitement ? On parle de composition ?

C’est ultra subjectif comme raisonnement voire un poil réducteur pour ceux qui démarrent et qui n’ont pas atteint le plein potentiel de leur vision, sans doute bridée par la technique. Faire de belles photos c’est comme dire à un pilote comment bien conduire, ça montre une certaine supériorité qui n’est pas judicieuse car trop subjective.

Pour moi faire de belles photos c’est plutôt faire des photos qui donnent un sens, une réflexion ou des émotions particulières. En parlant d’émotions, on peut parler aussi des photos de mariage, par exemple. Ce sont des photos qui ont du sens pour les gens ou les clients qui sont en lien avec l’événement, mais elles n’en ont pas vraiment pour ceux qui y sont extérieurs.

On peut juger sur la technique ou le traitement. Mais la vision du photographe apporte beaucoup plus que sa technique pure, à mon sens du moins.

Et le matériel dans tout ça ?

Coincé entre faire de belles photos et l’art de composer, ce billet (et la photographie en général) n’aurait pas vraiment de sens sans parler de matériel.

Globalement le matériel a une influence sur le rendu final mais aussi sur l’aspect technique comme les lumières basses avec une belle montée en iso ou un Af plus réactif, pour faire de l’animalier par exemple.

Je considère que, même avec un budget raisonnable, il est tout à fait possible d’acquérir du très bon matériel à un prix très raisonnable.

Si vous vous dites « il me faut le meilleur matériel au monde pour obtenir les meilleurs clichés » c’est pas totalement vrai ! Je pense qu’il est préférable d’avoir un boitier dont on connait les forces et les faiblesses pour pouvoir capter des images qui vous ressemblent, mais on s’écarte du sujet principal.

L’art de composer

C’est là où je veux en venir avec cet article, comprendre comment fonctionne une photo. La recherche de l’exceptionnel, parmi les maitres absolus on peut citer Henri Cartier Bresson véritable géomètre.

Je n’ai pas encore écrit d’article sur le sujet dans le blog mais ça ne saurait tarder puisqu’en photo c’est un sujet majeur. So wait and see! Cartier Bresson utilise toutes les ruses en photo : règle des tiers, nombre d’or, symétrie etc. Son surnom ? L’œil du siècle !

Pourtant les matériels de son époque n’étaient pas des foudres de guerre, (quand on voit les fiches techniques de nos jours…) mais son regard, sa vision, n’ont pas été bridés par la technologie ou la technique.

C’est sûr que les boitiers de son époque n’ont rien à voir avec le matériel que l’on voit actuellement dans le commerce à la fnac ou chez notre revendeur photo favori ! La technique était maîtrisée à la perfection, bref là on parle d’un extraterrestre, parmi tant d’autres photographes d’ailleurs.

Mais comment comprendre la composition d’une photo ? En regardant les forces qui l’animent, la lumière d’abord, sujet majeur de la photographie, le sens de lecture de la photo avec les axes forts, les points de croisements (règle des tiers, nombre d’or…), les émotions et la réflexion qu’elle dégage… Ce sont des exemples non exhaustifs, mais ô combien importants car la photo sans bonne composition ne fonctionne pas.

Les textures, les couleurs…

Voilà une autre chose que vous pouvez bosser : les textures. J’en mets dans mes reportages de mariage car ce genre de photo apporte une tonalité à l’ensemble. Elles n’ont pas vraiment de sens en dehors de la « collection » mais ça colle avec le thème.

Pour les couleurs, c’est plus difficile de maitriser une tonalité au plus juste, en phase avec les éléments. Dans l’idéal, il faudrait prendre avant chaque scène une photo avec un calibreur (colorchecker x rite par exemple), impossible sur un mariage !

Pour les textures vous avez aussi par exemple la rouille de vieille voiture, les rochers de bord de mer, le bois, les murs, etc… Le bokeh a aussi un rôle intéressant à jouer dans les textures de la photo.

Ce sont autant d’éléments que vous avez à votre disposition pour composer une photo et lui apporter du punch!

Conclusion

Vous l’avez compris, la technique est assez petite comparée à la vision, l’œil du photographe doit s’affuter avec le temps avec toutes les petites subtilités que cela peut avoir sur une photo.

Bosser la technique est nécessaire pour avoir une bonne base de photographe, mais les règles sont faites aussi pour être bousculées, surtout en photo. Je pense à la règle des tiers, par exemple.

On la voit partout cette règle, c’est une recette qui marche bien, mais pas que ! Nous avons la chance de vivre dans l’ère du numérique, faire des photos et les jeter ne nous coûte presque rien. C’est une chance ! Sortez shooter, shooter encore !

Alors le mot de la fin sera plutôt de dire n’ayez pas peur de faire des erreurs, n’ayez pas peur de tenter des choses ! La vie est comme la photo : c’est un immense Labo où beaucoup de choses sont possibles et encore plus en photo !

Voilà j’espère que ce billet vous a plu, n’hésitez pas à partager et commenter cet article. Je me ferai un plaisir de vous répondre si vous avez des questions.

Photographes célèbres : mon top 10

Comme tout bon photographe je passe mon temps à admirer les œuvres des plus grands. C’est une source d’inspiration sans limite. Je vous livre ici les photographes qui m’ont le plus marqué ces dernières années.

Introduction : photographe connu mais pas forcément célèbre !

Il y a tellement de photographes connus qui m’inspirent que j’ai dû faire des choix pour en sélectionner 10 et vous raconter un bout de leur histoire, mais surtout ce qu’ils m’apportent dans ma pratique ou dans leur approche.

Cette liste ne contient pas que des photographes célèbres internationalement, mais compose également avec des photographes de mariages, de mode, ou encore spécialisés sur des thèmes plus marginaux comme l’urbex (Urbex pour « urban exploration », autrement dit l’art de faire des photos dans tout type de lieux abandonnés NDLR).

Ils ne sont pas tous célèbres mais ils photographient avec sincérité, c’est ce qui me plait le plus dans l’approche d’un photographe. Ils ne cherchent pas forcement le super traitement ou le preset « de la mort qui tue » mais essaieent de retranscrire un moment, une émotion à travers une série photo par exemple. Peut-être que vous en connaissez certains, d’autres moins … Mais une chose est sûre, ils ne m’ont pas laissé indifférent !

Les photos en illustration sont celles des photographes cités pas les miennes ! D’autre part, je n’ai pas mis les liens des différents sites de photographes et une petite recherche Google s’imposera pour les plus curieux.


Sebastiao Salgado

Je me souviens de la première fois où j’ai eu son livre « Genesis » dans les mains dans une grande librairie Bordelaise : ce livre massif est une vraie claque à chaque page tournée. Il y a une telle intensité dans les compositions et dans la recherche des endroits. C’est juste incroyable !

Pour faire ce livre, Salgado a parcouru plus de 30 pays sur près de 8 ans pour réaliser ce chef d’œuvre. Evidemment Salgado est un photographe connu depuis bien longtemps avec des livres comme « la main de l’homme » (1993) ou encore « exodes » (2000) qui racontent tous les dégradations de l’environnement mais aussi les catastrophes naturelles.

Je pense que « Genesis » est probablement une des meilleures œuvres qu’il ait faites, de là à dire un des livres les plus spectaculaires de ces dernières années je vous laisse me donner votre avis dans les commentaires. Pour ma part, je pense que oui !

Le travail sur le noir et blanc avec le grain particulier des fameuses pellicules Kodak tri -x font de Sebastiao Salgado un photographe célèbre dans le monde entier mais surtout un de mes photographes favoris. Si vous n’avez pas « Genesis » dans votre bibliothèque, courrez chez votre libraire le plus proche !

Il milite aussi pour l’écologie comme beaucoup de photographes narrateurs des changements climatiques. Il collabore avec sa femme Lélia qui réalise la mise en page des livres et gère la partie commerciale.


Ansel Adams

Qui ne connait pas le célèbre photographe du Yosemite ?

Ansel Adam est un grand photographe du XXème siècle. Il ne fait que du noir et blanc à la chambre photographique et ses compositions les plus célèbres trouvent leur source dans la sierra Nevada ou sur le célèbre El capitan (dans le Yosemite). Elles ont fait de lui un photographe renommé qui a influencé des photographes comme Sebastiao Salgado et bien d’autres encore.

Ansel Adams a produit bon nombre de photographies de l’ouest américain avec des panoramas à couper le souffle. Malheureusement décédé en 1984, il était son propre éditeur de photo puisqu’il faisait les tirages photos lui-même dans son laboratoire. Il a publié bon nombre de livres sur la technique photo et certains se rappellent encore de lui à faire des photos sur le toit de sa voiture quelque part au milieu du parc national du Yosemite.

Il est en quelque sorte le pionnier des photos modernes avec sa technique du « zone system ». Il a aussi fondé le club f/64 avec quelques amis (fermeture maximale pour avoir une profondeur de champ la plus étendue possible). Il est maintenant un photographe célèbre pour faire partie du patrimoine photographique du paysage ouest américain.

Plonger dans les photos Ansel Adams c’est vivre dans l’ouest américain, un goût pour la composition soignée, un goût pour les choses simples mais efficaces, bref Ansel Adams est un maître pour les photographes de paysage.


Vincent Munier

Je suis, comme beaucoup de photographes, amoureux de la nature et Vincent Munier ne fait pas exception à la règle car c’est un photographe célèbre pour ses clichés pris dans les endroits les plus froids de la planète. Ce français d’Epinal est « wildlife photographer » comprenez par-là « photographe de la vie sauvage ». Il a notamment gagné de nombreux prix tels que le « BBC Wildlife photographer of the year » trois fois de suite au début des années 2000, rien que ça !

Je me souviens de son livre « arctique », un coffret blanc sobre mais avec des photos splendides prises dans des conditions souvent dantesques ! Je ne suis pas un photographe animalier mais j’aime la nature et l’œuvre de Vincent Munier est juste exceptionnelle.

Vincent est souvent en mission pour Nikon afin de tester le matériel dans des conditions extrêmes, autant vous dire que les ingénieurs nippons sont servis puisque Vincent ne fait quasiment que des photos en conditions hivernales. Vincent possède également sa propre maison d’édition « kobalann » qui édite tous ses livres photos.


Peter Lindbergh

Peter Lindbergh est un photographe connu dans le domaine de la mode, il a photographié les plus grands modèles de la planète comme Kate Moss, Naomi Campbell ou encore Cindy Crawford en passant par des acteurs et actrices tels Brad Pitt et Uma Thurman ou encore le groupe électro Daft Punk. Il a également fait la couverture des plus grands magazines de mode comme Vogue en passant par le magazine Life.

Depuis près de quarante ans, Peter Lindbergh est un photographe célèbre de mode, reconnu pour ses photos de mode en noir et blanc. Sa gestion de la lumière et les portraits qu’il est capable de faire sont une source d’inspiration pour moi.

Dans son livre « A different way on fashion photography », il compile ses meilleurs clichés et c’est une véritable claque pour tout bon portraitiste qui se respecte. Les noirs et blancs sont d’une pureté incroyable avec une attitude des modèles que je vois rarement ailleurs ! Paradoxalement il a d’ailleurs fui les fashion weeks et préfère se tenir à l’écart des tendances pour continuer à rester créatif.

Si vous faites des séances photos avec des modèles vous devriez jeter un œil à l’œuvre de Peter Lindbergh (si ce n’est pas déjà fait), vous ne serez pas déçu du voyage ! Il est tout simplement le meilleur photographe de mode toujours en activité et cela depuis 40 ans.


Thomas Jorion

Thomas est un photographe français qui a la particularité de shooter des lieux abandonnés à la chambre photographique, vous savez les appareils photos de l’époque avec le gros soufflet noir.

Thomas est un photographe célèbre pour son livre « Silencio », recueil de ses voyages dans le monde entier pour dénicher des friches industrielles ou des palaces abandonnés. Il a sorti un autre livre depuis « vestige de l’empire » qui raconte l’histoire de la colonisation française surtout vers La Guyane, Madagascar, l’Inde ou le Sénégal.

Ce parisien est constamment à la recherche de nouveaux spots, d’ailleurs pour avoir fait moi-même un peu d’Urbex, les spots sont rares et il faut souvent marcher longtemps pour s’apercevoir qu’un spot reconnu est démoli ou inaccessible.

Thomas est donc persévérant et nous régale avec des compositions sombres mais élégantes, toujours en couleur mais avec le piqué si particulier des chambres photographiques. Je recommande !


Marko Marinkovic

Marko Marinkovic est un célèbre photographe de mariage croate mais pas n’importe lequel : il est carrément ambassadeur Nikon.

Oui, Marko est une exception dans la photo de mariage qui est souvent décriée dans le monde de la photo, même si les mentalités évoluent. Marko ne suit pas les modes mais préfère shooter avec ses deux D750.

Dans le jargon de la photo de mariage on dit qu’il est « destination wedding photographer », c’est à dire qu’il voyage partout dans le monde pour shooter des mariages toujours plus fous les uns que les autres. D ‘ailleurs, il suffit de voir son blog pour se rendre compte à quel point il est créatif.

Son style est toujours basé sur le reportage mais il est devenu un photographe célèbre pour les effets tilt shift. Vous savez, le fameux effet miniature grâce aux objectifs à bascule. Bref, un vrai régal pour les yeux et une vraie bonne source d’inspiration pour moi qui couvre aussi des mariages.


Mark Pacura

Mark est lui aussi « destination wedding photographer », il parcourt le monde entier pour shooter les mariés. Son style est inimitable entre la nature, les émotions et l’uniformité du traitement des photos. C’est une vraie grande référence dans le monde de la photographie de mariage.

Il a aussi fondé Wooden Banana Store pour faire des packagings ultra sympas pour les clients de photographes de mariages.

Je le suis sur Instagram depuis quelques temps déjà et sa constance dans le résultat final de ses images est pour moi une référence dans le milieu du mariage. Son style est à l’opposé de ce qu’on appelle le fine art (comme José Villa, par exemple), lorgnant plutôt dans un vintage sombre, j’adore !


Daniel Ernst

Je suis Daniel sur Instagram, il fait partie des « German Roamers », un consortium de créateurs présentant leurs endroits préférés en Allemagne et dans le reste du monde.

Daniel n’est pas connu du grand public, mais j’aime ses compositions, son goût pour la nature et sa simplicité. Il collabore régulièrement avec Natgéo ou des agences de tourisme, preuve que son travail commence à porter ses fruits.

Ce photographe voyageur est connu pour son goût de l’aventure, il ne rechigne jamais à faire des séries de photos toujours plus spectaculaires. Je vous conseille d’aller voir son travail sur Instagram.

Cet explorateur Allemand est donc célèbre pour ses photos de paysages partout dans le monde. Son lifestyle, loin de la vie citadine malgré son jeune âge (27 ans) fait de lui une référence internationale, mais aussi une potentielle star montante grâce, notamment, à un portfolio déjà bien fourni !


Vivian Maier

Vivian Maier est une célèbre photographe de photo de rue avec une histoire hors du commun puisque cette photographe a connu la gloire à titre posthume !

Lorsque Jhon Maloof met la main sur les 120 000 négatifs de photographie de rue, c’est par pur hasard en achetant un box mis aux enchères avec tout un tas d’affaire. John avait besoin de photos de Portage Park à Chicago pour illustrer un livre mais il n’en trouva pas. Il ne le savait pas, mais la vieille dame (Vivian Maier) alors âgée de 83 ans, était hospitalisée et décéda quelques jours avant que John Maloof trouve son nom au milieu des cartons en sa possession.

John finit par publier « Vivian Maier, Street Photographer » et reçoit par la suite de nombreux articles dans la presse américaine dont une dans le Wall Street Journal « The Nanny’s secret » (secret de nounou) car, oui, Vivian faisait des photos après son travail de garde d’enfants. On parle bien d’une nounou qui faisait des photos anonymement dans son coin.

Vivian Maier est une photographe célèbre pour être aussi très prolifique mais sans jamais avoir fait de tirage de son vivant. Elle photographiait « avec le coeur » de son fétiche Rolleiflex (argentique), célèbre pour avoir un viseur sur le dessus (et donc l’appareil au niveau du coeur).

Les photos de Vivian Maier sont absolument saisissantes, c’est le reflet de l’Amérique des années 60/70, elle photographiait les gens dans la rue, les passants. Toutes les images de Vivian sont en noir et blanc et au format carré puisque son Rolleiflex fétiche est un moyen format 6×6 qui rajoute une touche de sincérité aux images de la célèbre photographe.

Cette street photographe, la plus célèbre du XXème siècle, et une vraie mine d’or pour John Maloof qui n’a pas fini de numériser les 120 000 photos de Vivian Maier et des rues de Chicago !


Et le dernier photographe connu…

Pour le dixième photographe j’avais envie de rendre hommage aux youtubers comme Sébastien Roignant, Arnaud Thierry ou Blaize Fiedler.  Il y en a d’autres, mais ceux-là font partie des photographes connus du grand public puisqu’ils publient très régulièrement du contenu gratuit en plus de leurs formations.

C’est grâce à eux que j’ai pu, en partie, progresser en photo et je pense ne pas être le seul dans ce cas. Comme je suis autodidacte, j’ai passé des heures entières sur Youtube pour grailler la moindre miette de conseils, trucs ou astuces.

Conclusion

L’inspiration c’est beau, mais aller faire des photos c’est mieux ! Je le dis souvent sur ce blog mais de toute manière vos 10 000 premières photos seront vos pires (Dixit Henri Cartier Bresson)

J’ai décidé de mettre en avant 10 photographes, mais la liste des photographes célèbres est trop longue ! On aurait pu citer Doisneau (le fameux baiser de Paris…), Robert Capa (photographe de guerre), Raymond Depardon, etc…

Est-ce que vous connaissez les photographes présents dans la liste ? Que vous ont-ils apporté dans votre pratique photo ? On en parle en bas dans les commentaires !

Photographie de paysage : 12 truc essentiels

Repérer les lieux depuis chez vous

Première chose, et pas des moindres, trouver des paysages où la nature est vraiment belle pour avoir de belles photos de paysages ! Mais comment savoir où il y a des spots photos vraiment top sans bouger de chez soi ?

Par exemple, Google Earth, vous offre des informations géographiques à portée de main ! Cette application s’installe sur n’importe quel smartphone ou tablette en quelques clics. Grace à toutes les photos répertoriées dans l’application vous pouvez tranquillement de chez vous repérer des endroits à photographier.

Ok c’est assez fastidieux à faire mais ça vous fera gagner un temps fou ! A vous les panoramas, hdr ou autre bracketing!

Les heures dorées

Je mets directement les pieds dans le plat : la lumière en photo c’est le sujet majeur ! Un sujet incontournable. Votre quête photographique, votre but ultime commence par la recherche de la belle lumière, sans elle pas de photo magique et logiquement pas de belles photos de paysages !

En photo de paysages vous n’avez aucun artifice à disposition, j’ai d’ailleurs écrit un article sur le sujet des golden hours ici ou les heures dorées pour les non anglophones. Tout est dit dans l’article!

The photographer’s ephemeris

Pour avoir la belle lumière sur vos images il est indispensable d’avoir aussi des outils pour savoir à quel moment la lumière est sublime justement ! Le timing est donc essentiel pour le paysagiste, vous devez être là parfaitement au moment précis pour faire des photos de paysages à couper le souffle.

Dans la lignée du premier conseil pour faire de belles photos de paysages, The Photographer’s Ephemeris ou TPE pour les intimes, est une application que vous devez avoir sur votre smartphone. Elle calcule où la lumière tombe, que ce soit de jour comme de nuit, puisque TPE va au delà des « simples » heures dorées avec aussi les heures bleues, les heures de coucher et de lever du soleil etc. Il calcule les angles par rapport à un lieu géographique donné et même sur des dates ultérieures de calendrier, bien pratique pour repérer les meilleurs moments pour faire de la photo de paysages. Bref, TPE est un outil absolument indispensable, pour être là au bon moment. Ok l’application coûte quelques euros mais c’est à mon sens largement justifié ! C’est le compagnon de route idéal pour tous les photographes de paysages!

Shootez à contrejour

Pour avoir de belles photos de paysages shootez à contrejour ! mais attention à vos yeux ! Si vous fermez votre diaphragme assez fort (comme f/13), vous aurez le soleil en forme d’étoile ce qui ajoute encore un élément de plus sur l’image ! Le flare est aussi un élément très intéressant à avoir sur les photos de paysages, vous savez c’est cet effet avec un halo de lumière.

Cet effet, souvent considéré comme parasite, est dû à une trop forte source de lumière, il entraine une forte baisse du contraste de l’image. Pour info, plus votre capteur aura définition, plus votre boitier sera sensible au flare. A l’époque de l’argentique les boitiers étaient moins sensibles au flare. Bien maitriser le contrejour apporte une touche chaleureuse et dynamique à vos images !

Ouvrez le diaphragme

Personnellement j’aime ouvrir le diaphragme en photo de car si je shoote à contrejour, le soleil se retrouve avec une forme dégradée qui est très intéressante (f/1,8 par exemple). En fermant, vous mettrez aussi le premier plan en valeur et vous obtiendrez probablement un joli bokeh créatif au passage. En général, en photo de paysage, on dit qu’il faut fermer le diaphragme car plus on le ferme, plus la profondeur de champ est grande.

Par conséquent, tous les plans de l’image sont parfaitement nets. Ce qui n’est pas forcement vrai car il est tout à fait possible de faire des photos de paysages avec une ouverture de f/1,8. Il suffit de faire la mise au point sur un élément lointain, l’objectif fera la mise au point à « l’infini » problem solved!

Jouer avec les perspectives du paysage

Dans l’idée de guider le regard ou l’œil du spectateur, il est toujours intéressant d’utiliser tous les éléments du décor comme les falaises, les clôtures, les digues de port, les chemins d’accès, les sentiers, les routes, les jetées, etc. Même si ces éléments sont courbes ou s’arrêtent à un endroit précis, ce sont autant d’éléments qui peuvent avoir une influence sur la photo!

Un premier plan fort

Tout comme avoir un arrière-plan fort, le premier ne doit pas être négligé ! Il va apporter de la cohérence à vos images et surtout guider le spectateur dans la lecture et la compréhension de l’image !

Soignez la composition !

Je parlais juste avant d’avoir un premier plan fort ou de jouer avec les perspectives. La composition aussi joue un rôle fondamental dans la photo de paysage.

Il existe quelques règles bien utiles pour composer efficacement un cliché de paysage comme le très grand classique « règle des tiers ». Mais ce n’est pas la seule : un truc qui marche très bien en photo de paysages c’est aussi le nombre d’or. Je ne compte pas parler de maths dans cet article mais je vous mets l’article Wikipédia dédié à ce sujet est très complet. Le nombre d’éléments dans une photo avec la suite de Fibonacci (1,1,2,3,5,8,13,21…) marche aussi très bien pour composer une image.

Mais pas la peine de mettre beaucoup d’éléments en même temps dans votre photo, il est préférable d’avoir seulement quelques éléments forts et une cohérence dans l’organisation de votre image plutôt que d’avoir une sorte de bouillie d’informations. C’est un savant dosage à avoir, l’expérience et les balades vous apprendront à avoir les meilleurs clichés possibles !

Utilisez des filtres

Dans le rayon un peu technique vous avez les filtres mais rien d’insurmontable je vous rassure.

Si vous vous demandez comment on réalise l’effet fumé sur la mer ou l’effet dynamique d’une rivière, ce sont les filtres ND (Neutral Density en Anglais) qui en sont responsables ! Ces filtres gris ne signifient pas qu’ils colorent la scène, bien au contraire, ils sont là pour « stopper » la lumière en partie.

Ces filtres se vissent devant l’objectif qui sont tous normalement équipés de pas de vis avec un diamètre spécifique à chacun (vous suivez ?). Par exemple un 50mm Nikon a un diamètre de 58mm, il faut donc un filtre de… 58mm ! Il est vrai qu’en temps normal vous entendrez partout qu’avoir des optiques lumineuses super chères est le must du must. Là, pour le coup, c’est exactement l’inverse puisque les filtres ND servent à « stopper » la lumière.

Je m’explique, les filtres ND bloquent une quantité définie de lumière. On parle alors de stop ou de IL. Pour rappel à chaque stop on double la quantité de lumière qui arrive au capteur. Donc, par exemple, un filtre Nd 8 vissé sur votre objectif pour faire la photo de paysages c’est 3 stop de moins (soit par exemple de 1/250s à 1/60s), un Nd 400 c’est 8 stop et un ND 1000 le plus puissant c’est 10 stop de moins, soit autant vous dire qu’on ne voit rien dedans !

Vous l’avez compris, le but est de réduire la quantité de lumière qui arrive au capteur et, ainsi, de faire considérablement baisser la vitesse d’obturation. Plus vous allez baisser cette vitesse d’obturation, plus vos photos de paysages et surtout de bords de mer auront cet effet fumé. Attention : trépied obligatoire ! Vous avez aussi les filtres polarisant qui suppriment les reflets dans l’eau ou sur les surfaces métalliques.

Les filtres sont des accessoires très utiles pour le photographe de paysages. J’en ai pour ma part toujours dans mon sac photo ou vissé sur mes objectifs, soit dans le but de les protéger en randonnée (il existe des filtres neutres de protection), soit dans le but de booster ma créativité.

Le gros problème des objectifs ultra grand angle comme le Nikon 14-24 (top pour le paysage!) ou le samyang 14mm, c’est leur lentille frontale sphérique ou bombée si vous préférez. L’astuce consiste à monter des portes filtres, qui font augmenter le prix rapidement, mais il n’existe pas d’autres solutions pour l’instant.

Le noir et blanc en photo de paysage

Osez les paysages en noir et blanc ! C’est un truc qui fonctionne plutôt bien surtout si le soleil n’est pas de la partie.

Il est vrai que les couleurs de l’automne ou les contrastes dans les montagnes et les endroits vallonnés n’ont vraiment aucune raison d’être en noir et blanc, mais bien avant que j’écrive cet article, des photographes comme Ansel Adam ou Sebastiao Salgado avaient déjà bien compris que le Noir et blanc avaient un rôle à jouer. Pour la petite histoire Ansel Adam photographiait avant la seconde guerre mondiale (époque à laquelle sont commercialisées les premières pellicules couleurs) et n’avait donc pas le choix de la couleur.

Pour aller plus loin j’ai écrit récemment un article sur la photo en noir et blanc que vous pouvez lire. Pas la peine de vous faire un dessin, une belle photo d’illustration fera l’affaire!

Les éléments climatiques

Utilisez tous les éléments à portée d’objectif comme : les orages avec leur ciel très chargé de gros nuages bien noirs. Si vous avez la chance d’habiter au bord de la mer, les tempêtes hivernales sont d’excellents sujets pour la photo de paysage. Restez néanmoins prudent, ne vous aventurez pas sur les digues de port par gros temps, je décline toute responsabilité!

N’ayez pas peur des éléments climatiques pour votre équipement, nos boitiers sont normalement tropicalisés c’est à dire qu’ils ont des joints d’étanchéité partout et peuvent donc aller sous la pluie ou sous les tropiques…  Renseignez-vous sur le site du constructeur de vos boitiers et objectifs pour vous en assurer. Enfin c’est surtout vrai pour les boitiers hauts de gamme, mais l’astuce consiste à mettre une poche plastique transparente par dessus votre boitier. Pour la photo de paysage c’est juste un truc simple mais efficace !

Une autre astuce : après votre sortie photo par mauvais temps ne séchez pas votre boitier avec un sèche cheveux, privilégiez plutôt de le laisser sur votre bureau ou la table quelques heures avec les capots de batterie et de carte mémoire ouvert. La température ambiante suffit à faire partir l’humidité.

Revenez encore et encore

Si vous avez repéré un spot intéressant en vous baladant ou en faisant autre chose, essayez de revenir à différents moments de la journée, voire des saisons, pour obtenir la meilleure photo de paysage possible. Le fait de revenir encore et encore va peut-être vous faire découvrir un élément plus intéressant à prendre en photo ou une luminosité particulière, etc.

Pendant les saisons, le soleil change aussi de latitude par rapport à la terre, ce faisant, cela peut apporter LE truc qui fera de votre photo de paysage une photo absolument magnifique ! Soyez donc patient.

Cassez les règles de composition

Après toutes ces idées, il est bon aussi de ne garder que quelques éléments vraiment simples dans l’image. Pas la peine d’en faire des tonnes, quelques éléments forts suffisent.

Quand on débute la photo je pense qu’il est bon de maitriser les règles principales de composition, puis, dans un second temps, de s’en affranchir pour laisser place à la créativité. Les règles de composition sont faites pour avoir « facilement » des photos à la fois équilibrées et harmonieuses. Une sorte de charte de bonne conduite pour avoir « facilement » de bonnes photos… osez !

J’utilise par exemple l’espace négatif, on dit souvent qu’il faut « remplir le cadre » mais l’inverse, quand c’est maitrisé, est très sympa aussi ! Vous pouvez aussi cadrer à « 45° », pas en mode portait ni en mode paysage mais entre les deux !

Voyagez dans des régions ou pays vallonnés

Ça peut paraitre simple mais ça fait toute la différence ! Pour avoir de belles photos de paysages et avoir de jolis points de vue, prenez de la hauteur depuis le haut des vallées avec des parties à l’ombre pour donner du contraste à vos images. Je rêve personnellement de partir en Islande pour faire de la photo de paysages, avec toutes ses cascades, rivières, falaises, etc. Toutes les personnes que je connaisse qui y ont voyagé m’ont dit qu’il y a des paysages quasi lunaires ! La météo y change aussi en permanence, il faut évidemment en tenir compte, sans compter ses légendaires aurores boréales ou aurores polaires !

Conseils bonus : attention à la diffraction et au vignettage

Par définition la diffraction est un problème que l’on rencontre sur les objectifs lorsqu’on ferme le diaphragme assez fortement (comme f/16 ou f/22) ayant pour conséquence une perte de netteté sur l’image. Elle n’a pas de lien avec la longueur focale, que ce soit avec une focale fixe ou un zoom : tous les objectifs sont touchés par ce phénomène qui affecte forcément les photographes amateurs de photographie de paysages. Dans ce cas-là, il vaut mieux rester dans une ouverture de f/4 à f/13 si possible.

Il faut savoir aussi que les objectifs ne sont pas vraiment excellents à pleine ouverture puisqu’ils souffrent généralement de vignettage surtout sur les zooms moyens de gamme. Le vignetage est caractérisé par l’assombrissement des coins de l’image, ça n’est pas super esthétique pour la photo de paysages on est d’accord !

Il est bon de connaitre ces problèmes « techniques » avant la prise de vue, en général on ne les voit qu’une fois les images à l’écran de notre ordinateur !

Conclusion

Surtout n’oubliez pas votre trépied ! C’est la base quand on part pour faire des photos de paysages. Le trépied permet de stabiliser l’appareil photo et d’avoir des photos parfaitement nettes !

Même si la nature et les éléments sont parfois capricieux, c’est une question de timing et un peu de technique, mais le reste vient avec le feeling. Je pense que vous avez maintenant toutes les cartes en main pour faire de belles photos de paysages !

J’espère que ce billet vous a plu, n’hésitez pas à partager et commenter cet article. Je me ferai un plaisir de vous répondre si vous avez des questions.

Mise au point sur l’autofocus !

Vous ne comprenez pas le fonctionnement de l’autofocus ? C’est pourtant sous votre index droit que cela se passe !

L’autofocus, c’est quoi en fait ?

Dans sa définition l’autofocus signifie « mise au point automatique ». C’est un terme anglophone. Cette fonction permet à votre appareil photo de faire la mise au point sur votre sujet pour que celui-ci soit net.

C’est une notion très importante en photographie puisque votre appareil photo, grâce à cette fonction, règle automatiquement la distance entre lui et le sujet pour avoir une photo parfaitement nette.

Comment ça marche ?

Lorsque vous regardez dans le viseur de votre appareil photo reflex ou hybride vous avez sans doute remarqué un petit carré. Ce petit carré permet de déterminer où sera la partie nette de votre image. C’est en réalité un collimateur de mise au point automatique.

L’autofocus fonctionne comme nos yeux, si vous mettez un stylo ou un objet devant vos yeux en fixant constamment celui-ci, vous remarquerez qu’en approchant ou en éloignant le stylo l’arrière plan est flou!

Ce petit carré définit deux choses très importantes c’est la distance de mise au point et la zone de netteté de l’image.

Distance de mise au point

Lorsque vous appuyez à mi-course sur votre déclencheur l’appareil effectue la mise au point c’est à dire qu’il évalue la distance entre lui et le sujet pour que l’image soit nette.

Si votre sujet est à 5 mètres la mise au point se fera… à 5 mètres ! Si entre temps votre sujet bouge, soit en avant, soit en arrière, la photo sera floue car la distance de mise point ne sera plus la même.

Certains boitiers disposent de fonctionnalités avancées pour pallier à ce problème comme le lock-on mais là ça deviens trop technique ce n’est pas le sujet du jour !

L’autofocus en mode auto

En mode tout automatique votre appareil photo fait ce qu’il veut ! C’est-à-dire qu’il définit lui-même où sera faite la mise au point. L’autofocus choisit une zone plus ou moins au hasard et allume un collimateur « au pif » et fait la photo.

Pour lui la photo doit être exposée de façon équilibrée entre les zones trop claires ou trop sombres. Mais il ne prend pas en compte votre sujet (portrait par exemple) si vous êtes en mode touriste dans un panorama.

Par contre si votre sujet est sur un portrait devant ce paysage, il risque de faire la mise au point sur le paysage. Vous avez donc de très grande chance pour que votre photo ne corresponde pas du tout à ce que vous vouliez à la base !

Donc pour cela vous allez devoir choisir un collimateur pour faire la mise au point. Vous allez voir, derrière le mot autofocus il y a des choses à savoir pour en tirer toutes les qualités.

Collimateur et zone AF

Les fameux petits carrés (collimateurs) dans le viseur de votre appareil photo permettent de faire la mise au point sur le sujet. Chaque constructeur a défini par rapport à sa gamme d’appareils photos différentes caractéristiques techniques pour l’autofocus :

  • La Zone AF : c’est à dire la taille dans le cadre où il sera possible de faire la mise au point. Cette zone est logiquement plus petite sur les appareils grand public et elle est beaucoup plus large sur les modèles « pro ».
  • Le nombre de collimateur : C’est à dire le nombre de « petits carrés » où il sera possible de faire la mise au point.

Les collimateurs

Généralement le collimateur de l’autofocus le plus performant se situe au centre sur les reflex. Sur l’entrée de gamme, seul le collimateur central est dit « en croix » : c’est à dire qu’il s’aide de collimateurs proches pour faire la mise au point.

J’ai pu faire des tests sur des boitiers d’entrée de gamme comme le D3400 et c’est vrai que les collimateurs extérieurs sont moins performants que le collimateur central. Les logiques de marketing sont implacables…

Sur les boitiers plus haut de gamme, comme mon D750, il y a 15 points en croix : cela signifie que les collimateurs extérieurs sont aussi performants que celui du centre.

Les modes d’autofocus

Il existe 3 modes principaux d’autofocus. C’est valable aussi bien chez Nikon ou Canon, Pentax, Sony etc. Ils portent juste des noms commerciaux différents :

  • Autofocus ponctuel : AF-S chez Nikon ou One shot chez Canon, c’est la version la plus basique de l’autofocus, c’est à dire que vous appuyez à mi-course et le boitier fait la mise au point. Ce mode est utilisé principalement quand le sujet ne bouge pas ou qu’il reste immobile.
  • Autofocus continu : AF-C chez Nikon ou Ai Servo chez Canon, ce mode permet au boitier de faire la mise au point en temps réel, c’est à dire que c’est un mode qui est très efficace en photo de sport ou en reportage.
  • AF Automatique : AF-A chez Nikon ou AI Focus chez Canon, ce mode choisit lui-même les deux premiers modes juste au-dessus.

Attention à ce dernier mode : les algorithmes ne sont pas parfaits, l’appareil peut se tromper, je ne recommande pas particulièrement ce mode…

Choisir une zone de détection

Après le choix du mode d’autofocus vient le choix de la zone de mise au point. Il en existe principalement 7, comme sur mon D750 :  AF auto, AF point sélectif, AF 9 points, AF 21 points, AF 51 points, AF groupé et pour finir AF 3D :

  • AF point sélectif : l’appareil fait la mise au point uniquement sur le collimateur sélectionné, très utile pour les sujets immobiles.
  • AF zone dynamique 9 et 21 points : utilisez ce mode lorsque vous avez des sujets avec un comportement imprévisible comme des enfants qui jouent, des voitures de course ou encore des joueurs de rugby.
  • AF zone dynamique 51 points : ce mode est conçu pour les sujets qui se déplacent rapidement comme les oiseaux.
  • AF groupé : l’appareil regroupe plusieurs collimateurs ensemble pour effectuer la mise au point
  • AF 3D : ce mode est conçu pour les sujets se déplaçant latéralement comme des joueurs de tennis ou des cyclistes qui passent devant vous.

L’autofocus reste accroché au sujet tant que vous n’appuyez pas à fond sur le déclencheur.             

Quand et quoi choisir ?

Il y a deux questions à prendre en compte : la première, c’est « de quelle manière mon sujet se déplace » ? Et la seconde est « quelle est la taille et la zone sur laquelle je veux faire le point » ? Si votre sujet ne bouge pas c’est AF-S 9 points. Si vous photographiez du sport c’est plutôt AF-C mode 3D.

Il va falloir faire des essais de l’autofocus avec votre boitier, rien ne remplace l’expérience même si je pense que les constructeurs perdent un peu l’utilisateur « lambda », trop de technique tue la technique !

Le liveview

Ce mode est fait pour faire la mise au point sur l’écran arrière de votre boitier, il est fait pour faire de la vidéo puisque le viseur optique est inutilisable (miroir relevé). Le miroir et le rideau du capteur sont ouverts en grand à ce moment là.

Les constructeurs d’appareil photo numérique n’ont pas eu d’autres choix que de proposer cette option pour le système de mise au point vu l’intérêt de la vidéo ces dernières années.

Vous l’aurez sans doute remarqué l’autofocus dans ce mode n’est pas un foudre de guerre. Pour faire simple la visée optique utilise la détection de phase alors que le liveview lui utilise la détection de contraste. Cette dernière est surtout utilisée sur les compacts grand public pas chers, donc niveau performance de mise au point c’est raté !

Les différents problèmes liés à l’autofocus

Mon autofocus ne fonctionne pas dans le noir

C’est normal l’autofocus a besoin d’une certaine quantité de lumière pour détecter et faire la mise au point. Seuls les boitiers vraiment haut de gamme comme le Canon 1 DX ou le Nikon D5 savent faire le point quand il y a très très peu de lumière.

Un conseil, pointez un collimateur sur une source de lumière ou faites vous même la mise au point en débrayant l’autofocus.

Mon autofocus patine

Si vous êtes sur un mur blanc c’est normal l’autofocus a besoin de contraste pour faire la mise point.

Pour bien comprendre le fonctionnement de la mise au point automatique : si vous n’avez pas de forme ou de couleurs différentes à proposer l’appareil et l’autofocus seront perdus. Votre photo sera forcément floue.

Il est aussi possible que vous soyez trop près de votre sujet, l’autofocus ne fonctionne que lorsque la distance minimale de mise au point est respectée. Cette mesure est logiquement inscrite sur votre objectif ou sur le site du constructeur.

Les bonnes pratiques avec l’autofocus

Utilisez votre pouce droit

Les fameux petits carrés qui permettent de faire la mise au point se déplacent grâce à votre pouce droit.

Chez Nikon c’est sur le pad sous le pouce droit lorsque que vous tenez l’appareil en main. La touche ok centrale fait elle revenir le collimateur au centre de l’autofocus. Magique non?

Cela va faire bien rire les passionnés de photo derrière leur écran mais c’est toujours utile de le dire pour les débutants.

La touche AE-L

AE-L = Automatic Exposure Lock soit mémorisation de l’exposition

AF-L = Automatic Focus Lock soit verrouillage de l’autofocus

Cette touche est présente sur beaucoup de boitiers. Elle permet de décomposer l’autofocus du déclenchement et de verrouiller l’autofocus et l’exposition sur un sujet, puis de recomposer l’image sans tenir compte de la zone AF. Selon le modèle de votre appareil photo, vous avez tout un tas d’options dans les menus. Je vous invite à lire le manuel pour pourvoir le configurer à votre guise.

Personnellement je m’en sers beaucoup pour faire des photos avec un espace négatif lorsque que le sujet est en dehors de zone AF. Ou tout simplement pour décaler un sujet sur le bord du cadre.

La touche AF-ON

Je pense qu’il est utile de parler de cette touche présente notamment sur des boitiers plus hauts de gamme comme le D800 ou D810. Cette touche permet de découpler le déclenchement et l’autofocus. Concrètement, lorsque que vous appuyez à mi-course sur le déclencheur, l’appareil fait la mise au point et la deuxième moitié prend la photo.

L’AF-ON permet de faire la mise au point, de verrouiller cette mise au point puis de composer la photo et d’appuyer sur le déclencheur.

Ouverture maximale et mise au point

Les performances de l’autofocus sont données pour une ouverture maximale, c’est à dire que, par exemple, le Canon 5D mark III est limité à f8. Au-delà de f/8, l’autofocus est inutilisable puisqu’il ne reçoit pas assez de lumière pour fonctionner.

Prenons un exemple : avec un objectif comme le 500mm f/4 monté sur un doubleur de focale (pour rappel le doubleur de focale fait perdre deux stop soit f/8), vous avez donc l’ouverture maximale pour l’autofocus. C’est un cas un peu extrême mais assez parlant je trouve pour évoquer les limites techniques de l’autofocus, dans ce cas il faudra faire la mise au point manuellement.

Conclusion

Je ne parle pas volontairement du fonctionnement pur du système d’autofocus mais vous devez juste savoir qu’il y a un système dit à « mesure de contraste » que l’on retrouve sur les compacts d’entrée de gamme. Il existe aussi un autre système d’autofocus dit à « détection de phase », que l’on retrouve sur toute la gamme de reflex.

J’ai dû me documenter un peu pour comprendre le pourquoi du comment et je n’ai pas jugé utile de parler de choses aussi techniques sur l’autofocus. Cela n’apporte pas grand chose pour le commun des photographes.

Voila j’espère que ce billet vous à plu, dites-moi dans les commentaires si c’est clair je me ferai un plaisir de vous répondre.